Un assureur néerlandais, Univé, exclut désormais plusieurs marques automobiles chinoises de ses contrats d’assurance, non pour leur qualité ou leur sécurité, mais en raison de l’indisponibilité des pièces détachées et des difficultés de réparation après un accident. Une décision qui met en lumière un enjeu souvent négligé par les acheteurs : l’après-vente des véhicules.
Des marques chinoises bannies des contrats d’assurance
Parmi les constructeurs exclus figurent Leapmotor, Omoda, Jaecoo, Hongqi, Changan, Voyah, KGM et VinFast. D’autres, comme Dongfeng, Lucid, Firefly, Nio et Zeekr, ne sont couverts que partiellement, avec une assurance au tiers. Lynk & Co, BYD et Tesla, en revanche, bénéficient d’une couverture complète, preuve que l’origine géographique n’est pas le critère déterminant.
L’après-vente, parent pauvre des critères d’achat
Selon une enquête d’Univé, seulement 12 % des automobilistes vérifient la disponibilité des pièces détachées avant d’acheter un véhicule, contre 67 % qui privilégient le prix. Pourtant, un accident, même mineur, peut transformer une voiture en gouffre financier si les réparations s’avèrent complexes ou coûteuses. L’assureur souligne que l’absence de réseau de réparation fiable ou de pièces accessibles rend les coûts imprévisibles, un risque que les assureurs refusent de prendre.
Une logique industrielle à revoir pour les nouveaux constructeurs
Univé explique que les marques exclues peuvent améliorer leur situation en développant rapidement leur infrastructure locale : réseau de pièces, support technique et partenariats avec des réparateurs. Lynk & Co et BYD ont déjà réussi cette transition, tout comme Tesla aux États-Unis. Pour les autres, l’enjeu est double : rassurer les assureurs et fidéliser une clientèle soucieuse de la durabilité de son investissement.
Un signal pour les acheteurs et les constructeurs
Cette décision rappelle que l’achat d’une voiture ne s’arrête pas à son prix ou à ses performances. La capacité à être réparée à moindre coût et dans des délais raisonnables doit désormais figurer parmi les critères prioritaires. Pour les constructeurs, c’est un appel à investir dans des réseaux de réparation robustes, sous peine de voir leurs véhicules marginalisés sur le marché européen.