L'Igbo Community Association (ICA) d'Abuja a formellement interpellé le ministre fédéral des Travaux publics, David Umahi, concernant l'état de délabrement avancé des axes routiers reliant le Sud-Est au reste du Nigeria. À l'approche de la période des fêtes de fin d'année, marquée par une intensification des flux migratoires, l'organisation exige des mesures correctives immédiates pour garantir la sécurité des usagers.
Des axes routiers devenus des zones à risque
Selon les représentants de l'association, Nze Ikenna Ellis-Ezenekwe et Emmanuel Onah, les routes reliant le Sud-Est aux régions du Sud-Ouest, du Centre-Nord et du Sud-Sud sont aujourd'hui dans un état critique. Ces dégradations ne se limitent pas à des contraintes logistiques ; elles provoquent des embouteillages massifs, la destruction récurrente de véhicules et, plus grave encore, des pertes en vies humaines. L'association souligne également que l'insécurité sur ces tronçons est exacerbée par l'impraticabilité des voies, exposant les voyageurs à des risques accrus.
Le cas critique du corridor Benin-Agbor-Asaba
Le tronçon reliant Benin, Agbor et Asaba est cité comme l'exemple le plus frappant de cette défaillance infrastructurelle. Bien que le ministre David Umahi ait récemment inspecté cette zone et présenté des excuses publiques face à la colère des automobilistes bloqués, l'ICA estime que cette intervention reste insuffisante. Pour l'organisation, cette gestion réactive, qui consiste à intervenir uniquement lorsque la situation atteint un point de rupture, témoigne d'un problème systémique dans l'entretien des corridors de transit nationaux.
Un appel à l'équité dans les investissements publics
Au-delà de l'urgence sécuritaire liée aux déplacements de fin d'année, l'Igbo Community Association pose la question de la justice territoriale. Le groupe exhorte le gouvernement fédéral à faire preuve d'équité dans l'allocation des ressources nationales destinées aux infrastructures. En rappelant que les populations du Sud-Est sont des parties prenantes à part entière du projet national nigérian, l'association insiste sur le droit à des réseaux routiers fonctionnels et accessibles, essentiels au développement économique et à la cohésion nationale.