L'association HURIWA réclame la démission du gouverneur de l'État de Benue face à l'insécurité persistante

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
L'association HURIWA réclame la démission du gouverneur de l'État de Benue face à l'insécurité persistante

L'organisation de défense des droits humains HURIWA a officiellement appelé à la démission du gouverneur de l'État de Benue, Hyacinth Alia, pointant du doigt l'incapacité de son administration à endiguer la spirale de violence qui frappe la région. Cette prise de position intervient dans un contexte de dégradation sécuritaire marquée par des attaques récurrentes contre les populations rurales et les forces de l'ordre.

Le bilan humain de l'attaque d'Ayilamo

La demande de l'association fait suite à une incursion armée survenue entre le 10 et le 11 septembre dans la communauté d'Ayilamo, située dans la zone de gouvernement local de Logo. Le bilan officiel fait état de 11 victimes, dont sept civils et quatre officiers de police mobile. Les agents décédés ont été identifiés comme étant l'ASP Paul Ina ainsi que les inspecteurs Mohammed Yusuf, Oge Ikechukwu et Edeh Andrew. Cet événement tragique illustre la vulnérabilité persistante des zones rurales face aux groupes armés.

Une crise sécuritaire d'ampleur régionale

HURIWA s'appuie sur des données alarmantes pour dénoncer une situation devenue incontrôlable. Selon des chiffres cités par l'organisation, près de 6 900 personnes auraient été tuées dans l'État de Benue entre mai 2023 et mai 2025. L'ensemble des 23 zones de gouvernement local de l'État ont été touchées par des violences, entraînant le déplacement de plus de 500 000 personnes et la destruction de plus de 200 villages. L'ONG rappelle également le massacre de Yelewata en juin 2025, où plus d'une centaine de personnes avaient péri.

Appel à une intervention fédérale

Face à ce qu'elle qualifie de « normalisation de la terreur », HURIWA exhorte le président Bola Tinubu à renforcer les opérations de sécurité dans l'État de Benue. L'association insiste sur la nécessité d'une enquête approfondie pour identifier et traduire en justice non seulement les auteurs matériels des massacres, mais également leurs éventuels commanditaires. Pour l'organisation, le gouvernement fédéral doit impérativement assumer ses responsabilités régaliennes pour garantir la protection des citoyens, alors que les appels lancés par les autorités religieuses et les acteurs locaux semblent jusqu'ici rester sans réponse concrète.

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