L'Association des infirmiers et sages-femmes du Ghana (GRNMA) monte au créneau pour exiger la remise en liberté sous caution de l'une de ses membres, Salomey Awity Baffoe. Cette infirmière principale, en poste dans la région de Techiman, est actuellement maintenue en détention préventive dans le cadre d'une affaire judiciaire aux contours singuliers.
Une détention jugée disproportionnée
Pour la GRNMA, le maintien en détention de Salomey Awity Baffoe pour une durée supplémentaire de deux semaines est injustifié. Philemon Agyapong, responsable des relations publiques de l'organisation, souligne que la mise en cause dispose d'un emploi stable et d'une résidence fixe, ce qui, selon lui, exclut tout risque de fuite. L'association insiste sur le fait que, même dans des dossiers criminels plus graves, la liberté sous caution est une mesure couramment accordée par le système judiciaire ghanéen.
Le scepticisme face aux accusations
L'organisation professionnelle exprime une vive surprise quant à la nature des charges pesant sur l'infirmière, notamment les allégations la liant à une tentative de déstabilisation du gouvernement. Tout en affirmant son respect pour les institutions judiciaires et le processus légal en cours, la GRNMA qualifie les faits reprochés de délit mineur et non de crime de premier ou second degré. Le syndicat s'interroge ouvertement sur la pertinence d'une incarcération prolongée alors que les investigations policières sont déjà engagées.
La mobilisation de la corporation
Face à cette situation, la GRNMA a entrepris ses propres démarches pour soutenir sa membre. Des cadres de l'association se sont rendus sur le lieu de détention pour s'enquérir de sa situation et ont lancé une enquête interne visant à examiner le parcours professionnel et la conduite de l'infirmière. Bien que l'association se refuse à préjuger de la culpabilité ou de l'innocence de Mme Baffoe, elle réclame un traitement équitable et conforme aux droits fondamentaux. Le syndicat affirme vouloir maintenir une pression constante pour obtenir sa libération, tout en continuant de collaborer avec les autorités compétentes dans le respect strict du droit.