L'Association des importateurs et exportateurs du Ghana (IEAG) a formellement interpellé la Food and Drugs Authority (FDA) concernant des retards persistants dans la délivrance des codes et permis d'importation. Ces lenteurs administratives entravent le dédouanement des marchandises réglementées, créant un goulot d'étranglement préjudiciable à la fluidité des échanges commerciaux au port de Tema.
Un impact financier en cascade sur la chaîne logistique
Le processus de dédouanement, intégré au système de gestion douanière (ICUMS), exige une validation préalable de la FDA pour toute cargaison de produits alimentaires, pharmaceutiques ou cosmétiques. Selon l'IEAG, l'impossibilité d'obtenir ces autorisations dans les délais bloque l'ensemble de la chaîne : déclaration en douane, paiement des taxes et évacuation physique des conteneurs. Cette immobilisation prolongée des marchandises engendre des frais de stockage, des surestaries et des coûts logistiques supplémentaires qui pèsent lourdement sur les entreprises importatrices.
Le risque d'une répercussion sur le pouvoir d'achat
L'association souligne une préoccupation majeure : le transfert inévitable de ces surcoûts opérationnels vers le consommateur final. En augmentant les prix de vente pour compenser les charges liées aux retards, les importateurs risquent de fragiliser le pouvoir d'achat des ménages. L'IEAG insiste sur le fait que ces blocages, s'ils ne sont pas rapidement résolus, nuisent à la compétitivité du secteur industriel et manufacturier ghanéen, qui dépend de la rapidité d'acheminement des matières premières et des produits finis.
Appel à une coordination inter-agences renforcée
Face à cette situation, l'IEAG exhorte la FDA à mener une enquête approfondie pour identifier l'origine des dysfonctionnements, qu'ils soient techniques, opérationnels ou liés à l'intégration informatique avec le système douanier. L'organisation demande une accélération du traitement des dossiers en attente et une communication transparente sur les délais de résolution. Par ailleurs, elle appelle les autorités à envisager des mesures d'allègement administratif pour les opérateurs en règle ayant subi des préjudices financiers indépendants de leur volonté. L'enjeu est de concilier les impératifs de régulation sanitaire avec une facilitation nécessaire du commerce international au sein des infrastructures portuaires du pays.