L'Association des administrateurs de santé du Ghana exige une meilleure gouvernance pour le programme de soins primaires gratuits

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 8 lectures
L'Association des administrateurs de santé du Ghana exige une meilleure gouvernance pour le programme de soins primaires gratuits

L'Association des administrateurs de santé du Ghana (AHSAG) exhorte le gouvernement à renforcer la coordination administrative et la gestion des ressources pour assurer la viabilité du programme de soins de santé primaires gratuits. Si l'initiative est saluée comme un levier majeur vers la couverture santé universelle, les professionnels du secteur alertent sur les risques liés à une planification insuffisante et à des failles dans le suivi opérationnel.

Une implication accrue des administrateurs dans la stratégie

Lors de sa 49e conférence annuelle à Tamale, l'AHSAG a souligné que la réussite du programme ne dépend pas uniquement du financement, mais d'une gestion rigoureuse sur le terrain. Le révérend Ezekiel Amadu Daribi, porte-parole de l'association, a plaidé pour une intégration systématique des administrateurs de santé dans les processus de décision, d'allocation des ressources et de planification. L'association propose de mettre à profit son expertise technique en matière de logistique, de gestion des infrastructures, de chaîne d'approvisionnement et de transport pour soutenir le déploiement du programme.

Renforcement de l'éthique et de la discipline professionnelle

L'AHSAG exprime une vive préoccupation concernant les manquements déontologiques observés chez certains agents de santé. L'absentéisme, la négligence et les violations de la confidentialité des patients sont pointés du doigt comme des menaces directes pour la confiance du public envers les institutions sanitaires. Pour y remédier, l'association appelle les chefs d'établissements à durcir le contrôle des présences et à instaurer une gestion plus stricte des performances. Elle préconise également des programmes de formation continue axés sur l'éthique professionnelle et les droits des patients.

Optimisation du système financier GIFMIS

Un point de friction majeur concerne l'utilisation du Système intégré de gestion des finances publiques (GIFMIS). L'AHSAG signale que les rôles attribués à certains administrateurs et pharmaciens au sein de cette plateforme numérique ne correspondent pas à leurs responsabilités réelles. Selon l'association, cette inadéquation entrave les flux de travail et fragilise les contrôles financiers internes. Elle demande au ministère de la Santé et au département du Contrôleur et du Comptable général de procéder à une révision urgente des configurations d'accès pour garantir que chaque officier autorisé dispose des outils nécessaires à l'exercice de ses fonctions, tout en respectant les règles de séparation des tâches.

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