Le président de l'Assemblée nationale du Bénin, Joseph Fifamin Djogbénou, a acté le 3 septembre 2026 une vaste réorganisation administrative au sein du Parlement. Par deux décisions distinctes, l'institution a annulé les mesures d'engagement et de titularisation concernant 52 agents, invoquant des impératifs de bonne gestion.
Révision du statut de 39 agents permanents
La première décision, référencée 2026-077/AN/PT, cible 39 collaborateurs dont la situation administrative avait été régularisée entre décembre 2021 et janvier 2026. Ces agents, qui avaient bénéficié de mesures de reversement ou de titularisation au sein de la fonction publique parlementaire, perdent désormais leur statut de permanents. L'administration précise que les contrats de travail initiaux de ces personnes recouvrent leurs pleins effets, annulant ainsi les actes de promotion ou de titularisation qui avaient été actés sur cette période de cinq ans.
Radiation de 13 agents des effectifs parlementaires
Parallèlement, une seconde mesure, la décision 2026-078/AN/PT, concerne 13 autres agents. Pour ces derniers, la sanction est plus directe : ils sont radiés des effectifs de la fonction publique parlementaire. Ces radiations font suite à l'annulation de décisions de reversement et de titularisation prises en décembre 2024. Le texte administratif prévoit toutefois que ces individus restent titulaires d'un contrat de travail à durée indéterminée, dans l'attente des suites qui seront données par l'administration parlementaire.
Une restructuration sous l'autorité de la questure
Ces décisions, signées à Porto-Novo, marquent un coup d'arrêt aux processus de recrutement et de titularisation engagés au cours des dernières années. L'exécution de ces mesures a été confiée au secrétaire général administratif ainsi qu'au directeur de la questure de l'Assemblée nationale. Si l'institution justifie ces actes par une volonté de rigueur administrative, cette restructuration soulève des questions sur la gestion des ressources humaines au sein de l'organe législatif et sur le devenir professionnel des agents dont les actes de titularisation ont été invalidés.