Le Rivers State House of Assembly a constitué un comité ad‑hoc pour examiner l’affectation de 6 milliards de nairas destinés aux bourses de la PAMO University of Medical Sciences (PUMS). Cette initiative intervient immédiatement après l’adoption du budget d’État 2026, d’un montant de 1,8 trillion de nairas, signé par le gouverneur Siminalayi Fubara.
Création du comité d’enquête
Le 3 septembre, le président du Comité d’information de l’Assemblée, Hon. Enemi Alabo George, a annoncé la mise en place d’une commission spéciale, dirigée par Hon. Dumle Maol. Conformément à l’article 128 de la Constitution de 1999, le speaker Martin Chike Amaewhule a mandaté ce groupe pour retracer les flux financiers vers la PAMO University depuis 2017 et vérifier leur conformité avec les objectifs initiaux.
Contexte budgétaire et retrait des 6 milliards de nairas
Lors de la lecture du projet de loi de finances 2026, l’Assemblée a approuvé le budget global de 1,8 trillion de nairas, mais a explicitement supprimé la ligne de dépenses de 6 milliards de nairas prévue pour les bourses de la PAMO University. Cette décision a été prise avant la signature du texte par le gouverneur, soulevant des questions sur la transparence et la destination finale de ces fonds.
Historique du financement de l’université depuis 2017
Le financement de la PAMO University a débuté sous l’ancien gouverneur Nyesom Wike, aujourd’hui ministre du Territoire de la Capitale Fédérale, qui a lancé le projet en 2017. Son successeur, le gouverneur Siminalayi Fubara, a poursuivi le soutien financier à l’institution, mais les modalités exactes des versements restent floues. Le comité devra donc établir le montant total reçu de l’État depuis la création de l’université et identifier les bénéficiaires des bourses, le cas échéant.
Mandat, échéance et attentes du groupe d’enquête
Le groupe d’enquête dispose d’un délai jusqu’au 30 septembre 2026 pour remettre son rapport à l’Assemblée. Au programme : quantifier les transferts, évaluer l’usage des fonds, vérifier la conformité avec les critères de bourse et, le cas échéant, recommander des mesures correctives. Les conclusions pourraient influencer la prochaine session budgétaire et la gouvernance des financements publics dans le secteur de l’enseignement supérieur au Nigeria.