L'Assemblée de l'État de Rivers a officiellement ordonné l'arrestation du vice-chancelier de l'université des sciences médicales PAMO. Cette décision fait suite à une enquête parlementaire sur la gestion de 29 milliards de nairas alloués par le gouvernement local dans le cadre d'un programme de bourses d'études.
Une gestion financière sous haute tension
Le litige porte sur des fonds publics versés à l'université depuis 2017. Selon les conclusions présentées par le vice-président de l'Assemblée, Dumle Maol, l'institution aurait reçu plus de 29 milliards de nairas. Toutefois, les investigations révèlent une disparité majeure : seulement 5 milliards de nairas auraient été effectivement utilisés pour les objectifs initiaux du programme. Le président de l'Assemblée, Martin Chike Amaewhule, a souligné que les documents fournis par les ministères des Finances et de l'Éducation, ainsi que par le bureau du comptable général, présentaient des incohérences flagrantes quant à l'utilisation réelle de ces ressources.
Le refus de coopérer avec les autorités
La décision d'émettre un mandat d'arrêt découle directement de l'absence répétée du vice-chancelier aux convocations de la commission ad hoc. Malgré plusieurs invitations formelles visant à obtenir des explications sur la gestion des fonds et sur le faible taux d'inscription des étudiants bénéficiaires, le responsable de l'université a systématiquement refusé de se présenter devant les élus. Ce refus a été interprété par l'Assemblée comme une volonté d'éluder le contrôle parlementaire sur l'usage des deniers publics.
Vers un recouvrement des fonds publics
Outre l'ordre d'arrestation, l'Assemblée a recommandé au gouvernement de l'État de Rivers de mettre en place un comité dédié au recouvrement des sommes non justifiées. L'objectif affiché est de réintégrer ces capitaux dans le compte des revenus consolidés de l'État. Cette procédure marque une volonté des législateurs de clarifier les responsabilités dans l'exécution de ce programme de bourses, dont l'intention initiale était jugée louable par les autorités, mais dont la mise en œuvre est désormais au cœur d'un scandale financier majeur.