Le décès tragique d'Owen Ndlovu, figure emblématique du paysage médiatique sud-africain, a provoqué une onde de choc dans le pays. Enlevé mardi soir lors d'un carjacking à Katlehong, près de Johannesburg, le journaliste a été retrouvé mort le lendemain, portant des traces de blessures par balle.
Un enlèvement brutal en périphérie de Johannesburg
Les circonstances de l'agression illustrent la violence des modes opératoires criminels dans la région. Alors qu'il attendait son épouse à la sortie d'un office religieux, Owen Ndlovu a été pris pour cible par trois individus armés. Après avoir écarté son épouse, les assaillants ont contraint le journaliste à monter à l'arrière de son propre véhicule, un pick-up Ford Raptor, avant de prendre la fuite. Le véhicule a été retrouvé abandonné plus tard à Walkerville, tandis que le corps de la victime était découvert par des riverains à Thokoza.
Une figure influente des médias et de la défense des droits
Âgé de 54 ans, Owen Ndlovu était une personnalité reconnue du secteur audiovisuel. Ancien présentateur et producteur au sein du groupe public SABC, il s'était illustré par son expertise dans la couverture du championnat national de football. Au-delà du sport, il s'était engagé activement dans la défense des droits des musiciens et la gestion des redevances, collaborant notamment avec l'organisation Artists United. Sa disparition laisse un vide dans le milieu culturel et médiatique sud-africain, où il était salué pour son énergie et son professionnalisme.
La persistance d'une criminalité violente
Ce meurtre replace au cœur du débat public la question de l'insécurité, alors que les chiffres officiels restent préoccupants. Entre avril et juin 2026, les autorités ont recensé plus de 5 000 homicides et près de 4 000 vols de véhicules à travers le pays. Le gouvernement provincial a réitéré l'urgence de la lutte contre ces réseaux criminels, souvent décrits par les autorités comme des groupes organisés et lourdement armés. Une enquête est actuellement en cours pour identifier les trois suspects, tandis que la famille attend les conclusions de l'autopsie pour établir avec précision les causes du décès.