Face à l'impasse électorale qui paralyse l'AS Vita Club, le président de la coordination, Flory Mapamboli, a procédé à la nomination de Lambert Hassani Moussa à la tête de la section football. Cette décision stratégique vise à pallier le vide institutionnel provoqué par le report indéfini des élections, initialement suspendues par le ministère des Sports.
Une réponse aux contraintes administratives
Le report du scrutin, décidé par le ministre des Sports Didier Budimbu sans justification officielle, a plongé le club kinois dans une incertitude administrative. Pour éviter une paralysie totale de la gestion de l'équipe première, la direction s'est appuyée sur ses statuts, qu'ils soient anciens ou révisés. Ces textes autorisent, en période de transition ou d'intérim, la nomination directe de responsables pour pourvoir les postes vacants. Cette mesure d'urgence est présentée par la coordination comme une solution palliative nécessaire pour maintenir la continuité opérationnelle du pôle sportif.
Le cadre juridique de la transition
La direction de l'AS Vita Club insiste sur la conformité de cette nomination avec le droit associatif. Selon les instances dirigeantes, le comité actuel agit dans un cadre administratif standard. Un point crucial est rappelé : le droit en vigueur interdit l'organisation d'élections partielles pour remplacer un membre isolé durant une phase d'intérim. Par conséquent, le processus électoral ne pourra reprendre que dans le cadre d'un scrutin général, visant à renouveler l'ensemble de la direction et à mettre fin à la période de transition en cours.
Affirmation de l'autorité au sein du club
Par cet acte, Flory Mapamboli cherche à stabiliser la pyramide décisionnelle du club tout en réaffirmant sa légitimité face aux pressions extérieures. La nomination de Lambert Hassani Moussa est perçue comme un signal envoyé à la communauté des supporters, dite « Nation VClubienne », pour assurer que la section football demeure sous contrôle. En agissant ainsi, le président de la coordination entend démontrer sa volonté de préserver les prérogatives de son administration, tout en respectant strictement les textes statutaires qui régissent l'institution jusqu'à la tenue d'élections définitives.