À l'approche du coup d'envoi du championnat national prévu le 3 octobre, l'AS Pikine opère un virage structurel majeur. Le club mise désormais sur une politique de formation intensive pour transformer son modèle économique et viser, à terme, les sommets du football sénégalais.
Une préparation axée sur la progression collective
Malgré une défaite récente (0-1) face au Stade de Mbour lors du tournoi de présaison « The Ground Dgpu Cup », l'encadrement technique reste concentré sur ses objectifs de progression. L'entraîneur Massamba Cissé souligne la nécessité de renforcer l'efficacité offensive tout en consolidant la confiance du groupe. Actuellement en stage à Saly, l'équipe cherche à gommer ses lacunes pour dépasser sa 9e place habituelle et s'extraire d'une simple lutte pour le maintien.
Le pari de la jeunesse et de la formation
Le club a entamé un cycle de renouvellement profond de son effectif. Avec le départ de six à sept cadres, la direction a fait le choix d'intégrer des talents issus des divisions inférieures et d'académies locales. Cette stratégie vise à offrir une vitrine aux jeunes joueurs, avec l'ambition de les propulser vers les sélections nationales U17, U20 et U23. Ce projet de reconstruction est pensé sur un horizon de deux à trois ans, période au terme de laquelle le club espère être en mesure de conquérir le titre de champion.
Réalités économiques et enjeux de valorisation
Pour Massamba Cissé, cette mutation est dictée par une nécessité pragmatique : la rentabilité. Face à des primes de victoire en championnat jugées insuffisantes — 40 millions de francs CFA pour le champion — le club cherche à sécuriser son avenir par la valorisation de ses joueurs sur le marché des transferts. En misant sur la vente de talents formés en interne, l'AS Pikine tente de combler le fossé financier qui le sépare des clubs-académies, tout en cherchant à transformer son modèle de gestion pour assurer sa pérennité dans un football sénégalais en pleine mutation économique.