La neuvième étape de la Caravane de la Paix « Graines de Cohésion » s'est tenue dans l'Arrondissement n°12 de Ouagadougou, marquant une nouvelle phase de sensibilisation au vivre-ensemble. Cette initiative portée par l'Association Jeunes Faiseurs de Paix (JFP) mise sur l'engagement citoyen pour transformer le dialogue en un levier durable de stabilité nationale.
Une approche participative pour enraciner la paix
Loin de vouloir imposer des modèles de vie, la démarche des Jeunes Faiseurs de Paix repose sur la création d'espaces d'échanges directs entre les communautés. Le président de l'association, Hermann Guingané, insiste sur le fait que la construction de la paix est une responsabilité collective qui dépasse le cadre des autorités pour inclure les leaders religieux, coutumiers, les femmes et la jeunesse. L'objectif est de substituer la confiance à la méfiance, en encourageant les populations à devenir elles-mêmes les artisans de leur propre stabilité.
Le rôle stratégique des Cellules de Paix
Au-delà de l'événement ponctuel, la caravane promeut l'installation de « Cellules de Paix » au sein des quartiers. Ces structures ont pour vocation de devenir des centres permanents de prévention, d'écoute et de sensibilisation. Les organisateurs soulignent que si la caravane n'est qu'un passage, ces cellules doivent assurer la continuité des efforts de cohésion, en transformant les principes de respect mutuel en engagements quotidiens au sein des arrondissements.
Valoriser la diversité comme socle national
Zalisa Paré/Salembéré, présidente de la Délégation spéciale de l'Arrondissement n°12, a rappelé que la diversité culturelle, religieuse et sociale du Burkina Faso constitue une richesse fondamentale. Elle a exhorté les citoyens à dépasser les clivages ethniques ou régionaux pour se concentrer sur l'unité nationale. Cet appel à la solidarité, soutenu par le parrain de la cérémonie, El Hadj Sayouba Traoré, insiste sur la nécessité de privilégier l'identité commune de Burkinabè face aux défis sécuritaires et sociaux actuels. La réussite de cette dynamique repose désormais sur la capacité des acteurs locaux à faire vivre ces espaces de dialogue sur le long terme.