L'interpellation d'Amambwa Aleuh Manfred à Foumban, dans la région de l'Ouest, marque une étape décisive dans l'enquête sur la mort suspecte de son épouse, Geraldine. Le suspect, qui aurait tenté de fuir vers le Nigeria, est désormais placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Ntui pour répondre aux questions des enquêteurs sur les circonstances du drame.
Une cavale stoppée dans le département du Noun
Recherché activement par les autorités camerounaises, le mari de la victime a été appréhendé par les forces de l'ordre alors qu'il tentait de quitter le territoire national. Cette arrestation met fin à une période de cavale qui suivait le décès de la jeune femme, survenu quelques semaines seulement après leur union. Le transfert du suspect vers la brigade de Ntui permet désormais aux autorités judiciaires d'entamer une phase d'audition cruciale pour établir la chronologie des faits et les responsabilités pénales dans cette affaire.
Un contexte national marqué par la violence
Ce drame s'inscrit dans une tendance préoccupante au Cameroun, où les violences faites aux femmes atteignent des niveaux alarmants. Depuis le début de l'année 2026, les autorités ont recensé plus de 60 cas de féminicides sur l'ensemble du territoire. Cette statistique, révélée par les services compétents, souligne l'ampleur du défi sécuritaire et sociétal auquel le pays fait face pour protéger l'intégrité physique des citoyennes.
L'action publique face aux féminicides
Face à la récurrence de ces crimes, le ministère de la Famille et de la promotion de la Femme a intensifié ses initiatives de sensibilisation. L'enjeu pour les pouvoirs publics est de transformer ces actions de prévention en une réponse structurelle capable de freiner ce phénomène. L'enquête sur le cas de Geraldine, suivie de près par l'opinion publique, constitue un test pour le système judiciaire camerounais dans sa capacité à traiter avec rigueur les violences conjugales et à garantir que de tels actes ne restent pas impunis.