Les forces de sécurité nigérianes ont mené avec succès une opération de sauvetage dans la zone de Gbise, située dans l'État de Benue, permettant la libération de six personnes retenues en captivité. Cette intervention met en lumière la persistance des risques d'enlèvement sur les axes routiers reliant le Benue à l'État voisin de Taraba, une zone sous surveillance accrue des autorités.
Une intervention rapide des forces spéciales
Le 25 septembre, les troupes de la Joint Task Force (JTF), engagées dans l'opération Whirl Stroke, ont localisé et évacué les six otages vers un lieu sécurisé. Cette libération fait suite à la réception d'informations précises lors d'une patrouille de routine dans la localité de Katsina-Ala. Parmi les personnes secourues figurent Gabriel Enujuba, Samson Magbo, Alkasim Modu, Manzo Bello, Sani Abdullahi et Munza Yusuf, dont les âges varient de 25 à 50 ans.
Des zones de transit sous haute tension
Les premiers éléments de l'enquête révèlent des modes opératoires distincts utilisés par les réseaux criminels. Si cinq des victimes ont été interceptées alors qu'elles circulaient sur l'axe routier Chenchengi-Takum, le sixième otage a été directement extrait de son domicile situé dans le quartier d'Ahmadu General, à Takum. Ces faits confirment la vulnérabilité des populations civiles, tant sur les grands axes de circulation que dans les zones résidentielles, face à des groupes armés organisés.
Renforcement des dispositifs de sécurité
Face à la récurrence des enlèvements dans cette région charnière entre le Benue et le Taraba, le commandement militaire a annoncé une intensification des opérations basées sur le renseignement. L'objectif affiché est de démanteler les réseaux criminels responsables de ces rapts. Parallèlement, les patrouilles et les dispositifs de collecte de renseignements humains ont été renforcés autour des communautés jugées vulnérables. Cette stratégie s'inscrit dans une série d'interventions sécuritaires menées ces derniers mois dans l'État de Benue, visant à sécuriser les routes commerciales et à restaurer la libre circulation des personnes dans ces zones de tension.