Le ministère malien de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale franchit une étape symbolique en intégrant 37 ex-combattants des régions du Nord au sein des Forces armées maliennes (FAMa). Ces nouveaux soldats, issus du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I), ont prêté serment devant le commandement de la 7e Région militaire à Anefif, marquant leur engagement à servir la patrie avec loyauté.
Une formation de six mois pour forger des soldats et des citoyens
Originaires principalement de Kidal, ces recrues ont suivi un programme intensif au Centre d’instruction mixte de la ville, conçu pour allier compétences militaires et valeurs civiques. Le contenu, validé par le commandement, a inclus des modules sur la tactique militaire, le règlement intérieur des armées, l’instruction du soldat et l’éducation physique. Selon le Commandant Aboubacar Maïga, directeur du centre, cette formation a également permis de « développer l’esprit de camaraderie » parmi les participants, un enjeu clé dans une région marquée par des décennies de conflits intercommunautaires.
Le serment comme acte fondateur d’une nouvelle loyauté
La cérémonie d’intégration, organisée le 2 septembre 2026, a été l’occasion pour ces anciens combattants de sceller leur allégeance aux FAMa. Le serment, prononcé devant les autorités militaires locales, s’inscrit dans une logique de réconciliation nationale et de reconstruction de l’autorité de l’État dans le Nord du Mali. Cette initiative, portée par le ministère de la Réconciliation, s’ajoute aux efforts de stabilisation dans une zone où la sécurité reste fragile malgré les accords de paix.
Un major de promotion issu des rangs des ex-rebelles
Parmi les 37 nouveaux soldats, le soldat de 2e classe Sani Ag Antihidene s’est distingué en terminant major de sa promotion avec une moyenne de 16,92. Son parcours illustre la réussite du programme de réinsertion, qui combine discipline militaire et excellence académique. Les instructeurs, comme le sergent-chef Adama Drissa Dembélé, soulignent l’importance de cette double dimension : « former des soldats capables, mais aussi des citoyens engagés dans la paix ».