Les forces armées maliennes ont annoncé, les 17 et 18 septembre 2026, la neutralisation de plusieurs positions et dépôts logistiques appartenant à des groupes armés terroristes. L'opération, nommée Dougoukoloko, s'est déroulée dans les zones de Djenné, Sévaré et Ber, marquant une nouvelle étape dans la lutte pour la sécurisation du territoire national.
Opération Dougoukoloko : objectifs et calendrier
Le commandement de l'État-Major Général des Armées a précisé que l'opération Dougoukoloko s'inscrit dans une série d'actions permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du Mali. Les frappes menées les 17 et 18 septembre 2026 ont été déclenchées par des renseignements obtenus le 17, qui ont permis d'identifier des points de concentration de combattants et de matériel militaire.
Destruction de sites logistiques à Djenné, Sévaré et Ber
Au sud‑est de Djenné, les troupes ont localisé des motocyclettes, du matériel de guerre et des équipements logistiques, tous détruits pour priver les groupes armés de leurs moyens de déplacement et d'approvisionnement. Le 18 septembre, des bases similaires ont été repérées au nord‑ouest de Sévaré, tandis qu'à Ber, les forces ont mis le feu à des dépôts contenant notamment des fûts de carburant, éliminant ainsi une source d'énergie stratégique pour les insurgés.
Appui des partenaires et appel à la population
Le communiqué souligne que ces opérations ont été menées avec le soutien des partenaires internationaux, bien que les noms de ces alliés ne soient pas détaillés. Les autorités militaires ont réitéré leur volonté de poursuivre les actions de sécurisation et ont appelé les populations locales à maintenir leur confiance et leur coopération avec les forces armées, essentielles pour la stabilité à long terme.
Enjeux pour la stabilité du Mali
En neutralisant ces positions, l'armée malienne vise à réduire la capacité opérationnelle des groupes terroristes dans le centre‑sud du pays, une zone historiquement sensible. La destruction de matériel de transport et de carburant limite les déplacements rapides des insurgés, ce qui pourrait contribuer à un recul des attaques contre les civils et les infrastructures. Toutefois, les responsables militaires reconnaissent que la sécurisation durable dépendra d'une combinaison d'efforts militaires, de gouvernance locale et de soutien continu de la communauté internationale.