Le 24 octobre, l’état-major général des armées du Mali a confirmé la découverte de 54 corps dans le campement de Tagadayat, à 35 km au sud‑est de Ménaka, et l’évacuation de neuf personnes encore vivantes vers la ville pour y recevoir des soins.
Découverte des corps et premiers secours
Une patrouille militaire, dépêchée après des alertes sur des attaques contre des civils, a fouillé le site de Tagadayat et a relevé 54 corps inhumés sur place. Neuf survivants, extraits de l’enfer du campement, ont été transportés à Ménaka où les services de santé locaux ont pris en charge leurs premiers soins. Aucun détail n’a encore été fourni sur l’âge ou le sexe des victimes, ni sur le nombre exact de familles affectées.
Contexte de l’attaque du 18 octobre
L’incident remonte au dimanche 18 octobre, date à laquelle la communauté Idaksahak a signalé la mort d’au moins 48 civils à Tagadayat, ainsi que des blessés et des déplacements massifs vers Ménaka. L’armée a attribué la responsabilité de ces tueries à l’État islamique au Grand Sahara (ISGS), bien que le groupe n’ait pas publié de revendication officielle. Le chiffre de 54 corps annoncé par les forces armées vient actualiser le bilan initial de 48 morts, sans qu’il soit question d’additionner les deux totaux.
Réactions de l’armée et mesures de protection
Face à l’ampleur du drame, les autorités militaires ont renforcé les patrouilles et les opérations de sécurisation dans la zone. Elles ont également facilité le déplacement des habitants des campements voisins vers Ménaka, où des besoins urgents d’accueil, d’alimentation, de soins et de protection ont été identifiés par la communauté Idaksahak. L’état-major a indiqué que les évaluations locales se poursuivent afin de chiffrer le nombre exact de déplacés et d’ajuster l’assistance humanitaire.
Implications pour la sécurité du Sahel
Cette nouvelle confirmation d’une attaque meurtrière souligne la persistance de la menace terroriste dans le nord du Mali, où l’ISGS continue de cibler les populations civiles. Le bilan officiel, publié six jours après les premiers alertes, rappelle la nécessité d’une coordination renforcée entre les forces armées, les autorités locales et les organisations humanitaires pour prévenir de nouvelles violences et répondre aux besoins des déplacés.