Le dimanche 6 septembre 2026, l’armée israélienne a diffusé un ordre d’évacuation immédiate aux résidents d’Arab Salim, dans le sud du Liban, en prévision d’une offensive ciblée contre le Hezbollah. Cette décision s’inscrit dans une série d’opérations sporadiques menées malgré la désescalade observée depuis juin.
Ordre d’évacuation et justification militaire
Via un message publié sur Telegram en arabe, les forces israéliennes ont indiqué que la zone d’Arab Salim se trouvait « à proximité d’une installation appartenant à l’organisation terroriste Hezbollah, contre laquelle l’armée va mener des opérations ». Le texte était accompagné d’une carte précisant le périmètre à quitter. L’instruction, présentée comme une mesure de précaution, vise à limiter les risques pour les civils avant des frappes que l’armée qualifie d’imminentes.
Escalade récente : drones, bombardements et victimes civiles
Le même jour, l’armée a dénoncé une « violation flagrante » du cessez‑le‑feu après que le Hezbollah aurait lancé deux drones contre ses soldats dans le sud du Liban. Aucun soldat n’a été blessé, mais l’incident a été présenté comme une provocation justifiant la riposte israélienne. La veille, des bombardements israéliens dans le sud et l’est du Liban avaient fait quatre morts, rappelant la volatilité du front. Depuis le début du conflit, les autorités libanaises estiment que les représailles israéliennes, déclenchées par les frappes du Hezbollah soutenues par Téhéran, ont fait plus de 4 300 morts.
Contexte diplomatique et perspectives de stabilité
Les affrontements ont nettement diminué depuis juin, suite à un protocole signé entre les États‑Unis et l’Iran et à un accord‑cadre entre le Liban et Israël. Malgré ces avancées diplomatiques, Israël continue d’occuper une bande frontalière d’environ dix kilomètres et mène des opérations ciblées pour neutraliser les capacités du Hezbollah. L’ordre d’évacuation d’Arab Salim montre que, même dans un climat de désengagement partiel, les deux parties restent prêtes à recourir à la force. Les observateurs soulignent que la persistance d’incidents isolés, comme les drones ou les frappes aériennes, risque de compromettre les efforts de stabilisation et d’alimenter de nouvelles vagues de déplacement civil dans une région déjà fragilisée.