La capitale saoudienne et plusieurs infrastructures stratégiques du royaume sont la cible d'une offensive coordonnée des rebelles houthis. Ces frappes, qui se sont intensifiées sur deux jours, ont provoqué des victimes civiles et visent désormais directement le cœur économique du pays.
Une escalade contre les infrastructures critiques
Le dimanche 11 octobre, l'aéroport international King Khalid de Riyad a été frappé par une nouvelle attaque, au lendemain d'un bombardement meurtrier. Parallèlement, les autorités saoudiennes ont confirmé qu'une frappe avait également visé l'aéroport international de Dammam, situé dans l'est du pays. Au-delà des plateformes aéroportuaires, les rebelles houthis ont officiellement revendiqué avoir ciblé des installations énergétiques majeures, notamment une raffinerie de pétrole et une unité de traitement de gaz appartenant au géant Aramco.
Un bilan humain qui s'alourdit
La situation sécuritaire s'est dégradée rapidement après l'attaque initiale du samedi 10 octobre. Le bilan provisoire, qui faisait état de 12 morts, a été révisé à la hausse suite au décès d'un ressortissant indien succombant à ses blessures. Au total, ce sont 13 personnes qui ont perdu la vie et plus de 300 autres qui ont été blessées lors de cette première offensive. Les autorités saoudiennes, par l'intermédiaire de l'Autorité de l'aviation civile, ont indiqué que l'évaluation des dégâts matériels et la sécurisation des sites aéroportuaires étaient toujours en cours.
Réactions internationales et incertitudes
Face à cette multiplication des attaques, la communauté internationale observe avec inquiétude la déstabilisation de la région. Les États-Unis, qui fournissent déjà un soutien logistique et militaire à l'Arabie saoudite, étudient actuellement une réponse directe. Le gouvernement américain a fait savoir qu'une décision concernant une éventuelle participation aux frappes contre les positions houthis serait prise rapidement. Pendant ce temps, la capitale saoudienne reste sous tension, des explosions inexpliquées ayant été entendues dans le centre-ville plusieurs heures après les annonces officielles, soulignant la persistance de la menace.