Le Bureau du Grand Imam national du Ghana a officiellement soutenu l’introduction de l’arabe comme matière optionnelle dans les écoles publiques, une initiative visant à doter les élèves de compétences linguistiques stratégiques pour leur insertion dans une économie mondiale interconnectée.
Une réponse aux enjeux globaux de l’éducation
Dans un communiqué signé par le Dr Abubakari Mohammed Marzuq Azindoo, assistant personnel du Grand Imam, le Bureau souligne que l’arabe, langue officielle de l’ONU et utilisée dans la diplomatie, la science et le commerce, représente un atout majeur pour les jeunes Ghanéens. Cette position intervient après l’annonce récente du ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, d’intégrer l’arabe et le chinois comme options dans le cursus scolaire. Le Bureau insiste sur le caractère non contraignant de cette mesure, rappelant que la Constitution ghanéenne garantit la liberté religieuse tout en interdisant l’instauration d’une religion d’État.
Des craintes à désamorcer autour de la priorité linguistique
Malgré l’enthousiasme affiché, certains acteurs éducatifs et citoyens expriment des réserves, craignant que cette réforme ne relègue les langues locales au second plan. Le Bureau du Grand Imam a pris soin de préciser que l’arabe, comme le français ou l’espagnol, pourrait enrichir le développement académique sans menacer l’identité culturelle ou religieuse des élèves. Il a également salué la mise en place d’un curriculum standardisé par le Conseil national pour l’évaluation des programmes (NaCCA), garantissant une qualité pédagogique pour les volontaires.
Un appel à la rationalité dans le débat public
Pour éviter les malentendus, le Bureau a appelé à une discussion publique fondée sur des faits, invitant éducateurs, décideurs et citoyens à vérifier les informations auprès de sources crédibles. Il a réaffirmé sa volonté de collaborer avec le ministère de l’Éducation et d’autres institutions pour bâtir un système éducatif inclusif, pacifique et compétitif à l’échelle mondiale. Cette prise de position s’inscrit dans une vision où la maîtrise de langues étrangères devient un levier essentiel pour les jeunes Africains dans un contexte de mondialisation accélérée.