L’Association pour la Promotion de la Santé villageoise au Tchad (APSVT), forte de 45 ans d’existence, se réunit du 4 au 5 septembre 2026 à Bekamba, dans le Mandoul occidental, pour élaborer sa stratégie 2026‑2030. Sous le thème « Préserver l’héritage, renforcer l’impact et construire l’avenir », la retraite vise à aligner les actions communautaires avec les priorités sanitaires nationales.
Un héritage de quatre décennies et demie au service des villages
Créée en 1981 par des acteurs locaux, l’APSVT a développé un réseau d’interventions sanitaires dans les zones rurales du Tchad, où l’accès aux soins reste limité. Au fil des années, l’association a mis en place des programmes de sensibilisation, de prévention des maladies transmissibles et de formation des agents de santé communautaires, contribuant ainsi à la réduction de la mortalité infantile dans plusieurs districts.
Objectifs de la retraite : consolider les acquis et préparer l’avenir
La rencontre de deux jours a pour ambition de faire le point sur les réalisations passées, d’identifier les faiblesses persistantes et de définir des axes d’intervention jusqu’en 2030. Parmi les priorités évoquées, on retrouve le renforcement des capacités locales, l’intégration de nouvelles technologies de suivi sanitaire et la mobilisation de ressources financières supplémentaires, notamment auprès des partenaires internationaux.
Implications pour la politique de santé publique tchadienne
En articulant son plan autour de l’héritage et de l’impact, l’APSVT cherche à s’inscrire dans la stratégie nationale de santé, qui mise sur la décentralisation des services et la participation communautaire. Si les recommandations issues de la retraite sont adoptées, elles pourraient influencer les orientations du ministère de la Santé, notamment en matière de financement des structures de santé de proximité et de formation continue des agents de santé villageois.
Perspectives et défis à relever d’ici 2030
Le principal défi identifié est la pérennisation des actions dans un contexte de ressources limitées. L’APSVT devra donc renforcer ses partenariats avec les ONG, les bailleurs de fonds et les institutions académiques pour garantir la continuité des programmes. La réussite de cette feuille de route dépendra également de la capacité à mobiliser les communautés locales autour d’une vision partagée de la santé villageoise.