À l'approche des échéances électorales de 2027, le parti au pouvoir au Nigeria, l'All Progressives Congress (APC), ajuste sa stratégie pour consolider son assise à Lagos. L'ancien vice-président de l'Assemblée de l'État de Lagos, Kolawole Taiwo, a récemment réaffirmé la confiance du parti, minimisant l'impact potentiel du bilan de Peter Obi, ancien gouverneur d'Anambra, sur l'électorat local.
La remise en question du modèle de gouvernance d'Anambra
Kolawole Taiwo a fermement rejeté l'idée que les réalisations de Peter Obi dans l'État d'Anambra puissent servir de référence pour contester la gestion de l'APC à Lagos. Selon l'ancien législateur, comparer les deux États sans tenir compte de leurs contextes socio-économiques distincts est une erreur d'analyse. Il soutient que tout gouverneur, indépendamment de ses capacités, laisse nécessairement des traces de son passage, mais que cela ne constitue pas un argument suffisant pour renverser la domination politique établie par l'APC dans la capitale économique nigériane.
Leçons tirées du scrutin de 2023
Revenant sur les élections générales de 2023, marquées par une percée significative de Peter Obi sous la bannière du Parti travailliste, Taiwo a reconnu que le résultat avait initialement surpris les cadres de l'APC. Toutefois, il considère cette expérience comme un catalyseur ayant renforcé la résilience et la préparation du parti. L'APC affirme avoir identifié les facteurs de mécontentement, notamment au sein de la jeunesse et de la génération Z, qui avaient largement exprimé leur désir de changement lors du précédent scrutin.
Une nouvelle stratégie de communication
Face à ce qu'il qualifie de récit « unilatéral » ayant dominé le débat public en 2023, l'APC a entrepris de moderniser sa communication. Kolawole Taiwo a souligné que le parti multiplie désormais les interventions médiatiques pour mieux exposer ses réalisations et sa vision politique. L'objectif est de contrer les critiques en présentant directement aux citoyens le bilan de l'administration actuelle, tout en réfutant l'idée que le vote de 2023 était exclusivement lié à des clivages communautaires, insistant plutôt sur une volonté de renouvellement exprimée par une partie de la population.