Entre février 2025 et janvier 2026, 840 000 patients ont reçu un traitement anti‑obésité en France. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a recensé 515 effets indésirables graves et 13 décès, mais conclut que le rapport bénéfice‑risque reste favorable dès lors que les prescriptions respectent les protocoles recommandés.
Bilan annuel de l’ANSM : chiffres clés
Le rapport publié par l’ANSM porte sur une période de douze mois, au cours de laquelle près d’un million de Français ont été exposés à des molécules destinées à réduire le poids corporel. Parmi eux, 515 cas d’effets indésirables graves ont été signalés, soit environ 0,06 % des patients traités. Treize de ces cas ont abouti à un décès, ce qui représente moins de 0,002 % du total des usagers. L’agence précise que ces événements graves sont survenus principalement chez des patients présentant des comorbidités ou ne suivant pas strictement les indications thérapeutiques.
Typologie des effets indésirables observés
Les réactions les plus fréquemment rapportées sont les troubles gastro‑intestinaux, notamment nausées et vomissements, qui sont généralement transitoires. Cependant, le suivi a également mis en évidence des complications plus sévères : troubles de la vision, atteintes rénales et accidents vasculaires cérébraux (AVC). Ces dernières catégories d’effets sont rares mais potentiellement mortelles, d’où l’importance d’une surveillance médicale étroite dès le début du traitement.
Conséquences pour la pratique médicale et la régulation
En dépit du nombre d’incidents, l’ANSM maintient que les bénéfices – perte de poids significative, amélioration des facteurs de risque cardio‑vasculaires et réduction de la morbidité liée à l’obésité – surpassent les risques lorsqu’on respecte les critères d’éligibilité et le suivi recommandé. L’agence recommande aux prescripteurs d’évaluer rigoureusement les antécédents médicaux, d’informer les patients des signes d’alerte et d’instaurer un monitoring régulier des fonctions rénales et neurologiques. Par ailleurs, le rapport incite les autorités sanitaires à renforcer la pharmacovigilance et à diffuser des guides cliniques actualisés afin d’harmoniser les pratiques à l’échelle nationale.