L'ancien sénateur Shehu Sani appelle à préserver l'alternance régionale pour la présidentielle nigériane de 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
L'ancien sénateur Shehu Sani appelle à préserver l'alternance régionale pour la présidentielle nigériane de 2027

À l'approche de l'élection présidentielle nigériane prévue pour janvier 2027, le débat sur la rotation informelle du pouvoir entre le Nord et le Sud du pays s'intensifie. L'ancien sénateur Shehu Sani a publiquement exhorté les candidats septentrionaux, dont l'ancien vice-président Atiku Abubakar, à ne pas entraver le cycle de huit ans dévolu au Sud, mettant en garde contre les risques de tensions nationales qu'une rupture de cet équilibre pourrait engendrer.

Un équilibre politique fragile

Bien que la Constitution nigériane de 1999 ne stipule aucune obligation de rotation géographique pour la présidence, cet usage est devenu un pilier de la stabilité politique du pays. Shehu Sani souligne que le respect de cette alternance est essentiel pour maintenir l'équité entre les régions. Selon lui, une victoire d'Atiku Abubakar en 2027 marquerait la fin de cette convention tacite, risquant de susciter un sentiment profond d'amertume et de ressentiment dans les États du Sud, déjà confrontés à une gestion de crises multiples.

La stratégie du consensus pour 2031

Pour l'ancien parlementaire, la priorité doit être la préservation de la cohésion nationale. Il suggère que les partis politiques privilégient des candidatures issues du Sud pour le prochain mandat, afin de permettre à cette région de compléter un cycle de huit ans, à l'instar de celui observé dans le Nord entre 2015 et 2023. Cette approche, loin d'exclure les leaders du Nord, leur garantirait, selon M. Sani, une opportunité incontestable de briguer la magistrature suprême dès 2031.

Démographie contre stabilité nationale

Face aux arguments mettant en avant la supériorité numérique ou électorale de certaines zones géographiques, Shehu Sani rejette l'idée que la démographie doive justifier une domination politique permanente. Il insiste sur le fait que la légalité constitutionnelle, qui autorise tout citoyen éligible à se présenter, ne doit pas occulter la nécessité d'un consensus politique. Alors que la liste officielle de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) inclut des figures majeures comme le président sortant Bola Tinubu, Peter Obi, Seyi Makinde et Atiku Abubakar, la question de la légitimité de la candidature des leaders du Nord reste un point de tension majeur dans le paysage politique actuel.

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