L'ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement mis fin à sa candidature pour succéder à António Guterres au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Cette décision intervient après un vote informel au Conseil de sécurité révélant un manque de soutien suffisant parmi les membres permanents, poussant l'intéressé à se retirer pour favoriser l'émergence d'un consensus.
Un revers diplomatique au Conseil de sécurité
Lors du sixième vote informel organisé le 16 octobre, Macky Sall a recueilli cinq voix favorables contre dix oppositions. Ce scrutin, marqué par l'utilisation de bulletins codés par couleur pour identifier les votes des membres permanents, a mis en lumière une opposition claire de la part de trois d'entre eux. Bien que ces votes ne soient pas contraignants, ils signalent une difficulté majeure pour tout candidat ne parvenant pas à éviter le veto potentiel des puissances siégeant de manière permanente au Conseil.
La fin d'une candidature soutenue par l'Union africaine
La candidature de Macky Sall, portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye en sa qualité de président de l'Union africaine, avait suscité des débats internes sur la procédure de désignation continentale. Malgré le soutien affiché par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le processus a été complexifié par la pratique de rotation régionale, qui favorise actuellement les candidats issus de l'Amérique latine et des Caraïbes. Macky Sall a d'ailleurs reconnu que les dynamiques actuelles du scrutin semblaient privilégier une candidature féminine issue de cette zone géographique.
L'avenir de la représentation africaine
Avec le retrait de l'ancien chef d'État sénégalais, le diplomate ougandais Olara Otunnu demeure le seul candidat africain encore en lice. Toutefois, sa position actuelle dans les sondages informels souligne les défis persistants pour le continent dans sa quête d'une plus grande influence au sein des instances décisionnelles mondiales. Alors que le Conseil de sécurité poursuit ses consultations pour identifier le successeur d'António Guterres avant la fin de l'année, les gouvernements africains sont désormais confrontés à la nécessité de définir une nouvelle stratégie, soit en consolidant leur soutien autour de la candidature restante, soit en se tournant vers d'autres options régionales.