L'ancien président de la NFF Amaju Pinnick révèle les coulisses du départ des équipementiers Adidas et Puma du football nigérian

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 29 lectures
L'ancien président de la NFF Amaju Pinnick révèle les coulisses du départ des équipementiers Adidas et Puma du football nigérian

L'ancien président de la Fédération nigériane de football (NFF), Amaju Pinnick, a levé le voile sur les difficultés rencontrées par l'instance pour maintenir ses partenariats avec des équipementiers mondiaux. Selon lui, des agissements individuels auraient durablement terni l'image du pays auprès de géants du sport comme Adidas et Puma, compliquant ainsi la stratégie de financement du football national.

Le désengagement précoce d'Adidas

Peu après sa prise de fonction à la tête de la NFF, Amaju Pinnick a été confronté à une décision inattendue : le retrait d'Adidas. Malgré ses tentatives de médiation à Zurich pour infléchir la position de la marque, le dirigeant a constaté une volonté ferme de rupture. Ce départ s'inscrivait alors dans une tendance plus large, marquée par le désengagement de plusieurs partenaires financiers majeurs, tels que Globacom, General Insurance et Guinness, plongeant la fédération dans une période d'incertitude économique.

L'incident diplomatique avec Puma

La quête d'un nouvel équipementier s'est heurtée à des obstacles imprévus, notamment avec Puma. Lors de la Coupe d'Afrique des Nations 2015, Pinnick a essuyé un refus catégorique de la part d'un haut dirigeant de la marque. Ce dernier a justifié son hostilité envers le Nigeria par un incident survenu lors d'un jour de Noël : trois ressortissants nigérians se seraient présentés à son domicile privé pour proposer de rompre un contrat existant avec un concurrent, tout en formulant des exigences personnelles. Cet épisode aurait conduit Puma à placer le Nigeria sur une liste noire, rendant toute collaboration impossible.

La transition vers Nike et l'autofinancement

Face à ces échecs, Amaju Pinnick a orienté ses efforts vers le marché américain et néerlandais pour sécuriser un nouveau partenaire. Cette démarche a finalement abouti à la signature d'un contrat avec Nike. L'ancien président de la NFF rejette par ailleurs les critiques sur la gestion financière de son mandat, affirmant avoir redressé les comptes de la fédération. Il soutient que son administration a permis de passer d'une dépendance totale à un taux d'autofinancement atteignant près de 80 %, des données qu'il propose de vérifier via les audits réalisés par le cabinet PricewaterhouseCoopers.

Un contexte structurel sous tension

Au-delà des questions de sponsoring, ces révélations s'inscrivent dans un débat plus large sur la gouvernance du football nigérian. Les échanges entre Amaju Pinnick et l'ancien sélectionneur Sunday Oliseh ont également mis en lumière des problématiques persistantes : les échecs lors des qualifications pour les Coupes du Monde 2022 et 2026, les tensions liées aux arriérés de salaires des techniciens et des joueurs, ainsi que l'influence des interférences politiques sur la gestion quotidienne de la discipline.

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