Yaw Ampofo Ankrah, ancien directeur général de la National Sports Authority (NSA), a déclaré que l’autorité ghanéenne ne pouvait plus gérer seule l’ensemble des installations sportives du pays, appelant à un soutien externe pour éviter la détérioration des infrastructures.
Un départ précipité au cœur d’une enquête liée à la Coupe du monde 2026
Le 1er octobre 2026, le président John Dramani Mahama a demandé à Ampofo Ankrah de quitter ses fonctions de directeur général de la NSA. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une enquête en cours portant sur des allégations de fraude de visas liées à la préparation de la Coupe du monde FIFA 2026, événement qui mobilise d’importantes ressources et suscite un examen minutieux des pratiques administratives.
Des difficultés structurelles dans la gestion des stades nationaux
Lors d’une interview accordée à JoySports, l’ancien dirigeant a décrit les défis quotidiens rencontrés par la NSA. Selon lui, après un an et demi à la tête de l’institution, il est devenu évident que les moyens humains et financiers disponibles étaient insuffisants pour assurer l’entretien régulier des stades, des académies et des centres de formation. « Après un an et six mois, il est clair que nous à la NSA avons besoin d’aide », a-t-il affirmé, soulignant que la charge de travail était devenue insoutenable.
Absence de fonds et de département dédié à la maintenance
Un point crucial soulevé par Ampofo Ankrah est l’absence d’un fonds de maintenance clairement alloué et d’une structure administrative dédiée à cet effet. « Je ne suis pas venu en fonction pour trouver un fonds de maintenance ou un département de maintenance », a-t-il déclaré, indiquant que la création d’une unité spécialisée était pourtant indispensable pour garantir la pérennité des installations sportives, notamment en vue d’accueillir des compétitions internationales.
Vers une coopération élargie : quelles options pour la NSA ?
Face à ces constats, l’ancien directeur a appelé à la mise en place de partenariats public‑privé, à l’implication des collectivités locales et à la recherche de financements extérieurs, y compris auprès d’organisations sportives internationales. Une telle approche permettrait de répartir les coûts d’entretien, d’améliorer la qualité des infrastructures et de soutenir le développement du sport de haut niveau au Ghana.
Implications pour le sport ghanéen et la préparation de la FIFA 2026
Si les problèmes de gestion ne sont pas résolus, la capacité du Ghana à offrir des installations conformes aux standards de la FIFA pourrait être compromise, affectant à la fois la réputation du pays et les retombées économiques attendues de la Coupe du monde. L’appel d’Ampofo Ankrah met ainsi en lumière la nécessité d’une réforme structurelle de la NSA, condition sine qua non pour garantir la viabilité des projets sportifs nationaux et la sécurité des investissements liés à la FIFA 2026.