L'ancien directeur général de la National Sports Authority (NSA) du Ghana, Yaw Ampofo Ankrah, rejette formellement les allégations le liant à un vaste réseau de collecte de fonds illicites. Ces accusations portent sur des promesses d'assistance pour l'obtention de visas en vue de la Coupe du monde 2026, une affaire qui fait actuellement l'objet d'une enquête policière approfondie.
Démenti formel et défense juridique
Par la voix de son avocat, Jerry Avenorgbor, Yaw Ampofo Ankrah nie toute participation à des transactions financières liées à des demandes de voyage pour le tournoi mondial. La défense qualifie ces accusations de manœuvres visant à ternir la réputation de l'ancien responsable. Selon son conseil, aucune preuve ne pourra démontrer que M. Ankrah a personnellement sollicité ou perçu des fonds auprès de candidats au voyage, réfutant ainsi les allégations portées contre lui.
Une enquête sur des flux financiers suspects
L'affaire, qui a suscité l'attention de l'opposition parlementaire, porte sur une somme totale estimée à plus de 600 000 dollars américains. Certains demandeurs auraient été facturés jusqu'à 8 000 dollars pour des services de facilitation de visa. L'Unité des crimes économiques du quartier général de la police ghanéenne mène des investigations depuis plusieurs semaines, ayant déjà auditionné divers individus et entités potentiellement impliqués dans ce dossier.
Distinction entre institutions publiques et secteur privé
Au cœur des débats figure également le rôle d'une société privée dénommée Tribe. L'avocat de M. Ankrah a tenu à clarifier que la National Sports Authority n'a jamais mandaté cette structure pour des opérations de facilitation de visas. De son côté, la NSA a réitéré qu'elle n'avait autorisé aucune collecte de fonds liée à cet événement sportif et a confirmé sa pleine coopération avec les autorités judiciaires pour faire la lumière sur ces pratiques. L'issue de l'enquête policière en cours reste l'élément déterminant pour établir les responsabilités réelles dans ce dossier.