L'ancien conseiller juridique de la présidence ghanéenne, Kow Abaka Essuman, a officiellement sommé le ministère des Finances de régler ses arriérés de salaire et ses indemnités de fin de fonction. Cette démarche intervient plus d'un an après la fin du mandat de l'administration Akufo-Addo, soulevant des questions sur l'équité dans le traitement des anciens hauts fonctionnaires.
Un cadre juridique invoqué pour justifier les paiements
Les conseils juridiques de M. Essuman s'appuient sur la loi de 2012 relative à la transition présidentielle (Act 845) pour exiger le versement de ses droits. Selon les termes de son contrat, l'ancien conseiller, qui a également occupé les fonctions de secrétaire par intérim à la présidence jusqu'en janvier 2025, peut prétendre à des indemnités calculées sur la base de quatre mois de salaire consolidé par année de service, ainsi qu'à des primes d'installation et de réinstallation. Ces avantages, selon ses avocats, sont devenus exigibles dès le départ de l'ancien président Nana Akufo-Addo.
Allégations de traitement discriminatoire
Au cœur de la requête figure une dénonciation d'inégalité de traitement au sein de l'appareil d'État. Les avocats soutiennent que, contrairement à d'autres catégories de responsables publics — incluant les députés, les anciens ministres et les membres du Conseil d'État — les anciens collaborateurs de la présidence n'ont pas encore perçu les sommes qui leur sont dues. Ils qualifient le maintien du blocage de ces paiements d'arbitraire et d'illégal, soulignant que le retard accumulé contrevient aux principes de gestion des transitions politiques prévus par la loi.
Ultimatum et menace de poursuites judiciaires
Face à l'absence de réponse aux précédentes sollicitations, le cabinet de M. Essuman a fixé une échéance au 11 septembre 2026 pour le règlement intégral du principal et des intérêts calculés au taux bancaire commercial en vigueur depuis janvier 2025. Bien que l'ancien conseiller privilégie une résolution amiable du litige, ses représentants ont clairement indiqué qu'ils engageraient des poursuites judiciaires contre l'État si le ministère des Finances, dirigé par le Dr Cassiel Ato Forson, ne se conformait pas à cette demande dans les délais impartis. Cette affaire met en lumière les tensions persistantes liées à la gestion des avantages financiers des anciens hauts responsables lors des changements d'administration au Ghana.