L'ancien chef de la majorité parlementaire ghanéenne appelle l'EOCO au respect des prérogatives constitutionnelles

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
L'ancien chef de la majorité parlementaire ghanéenne appelle l'EOCO au respect des prérogatives constitutionnelles

Un incident survenu le 23 septembre au tribunal de grande instance d'Accra a ravivé le débat sur les limites de l'action des forces de l'ordre face aux élus. Osei Kyei-Mensah-Bonsu, ancien chef de la majorité parlementaire, a fermement rappelé à l'Office des crimes économiques et organisés (EOCO) la nécessité de respecter les protections constitutionnelles dont bénéficient les membres du Parlement dans l'exercice de leurs fonctions.

Une intervention jugée injustifiée

L'incident, qui a impliqué des agents de l'EOCO et un député, a été qualifié de « malheureux » par l'ancien leader de la majorité. Selon les faits rapportés, le cabinet juridique représentant une infirmière basée à Techiman, Salomey Baffoe Awiti, avait déjà collaboré avec l'agence d'investigation. Un officier supérieur avait soumis une déclaration formelle après trois échanges préalables. Osei Kyei-Mensah-Bonsu s'interroge sur le recours à une action coercitive alors qu'aucune insatisfaction n'avait été notifiée par l'EOCO concernant les éléments fournis.

La protection des missions parlementaires

Au-delà du cas spécifique, le débat porte sur la capacité des députés à remplir leurs missions sans entrave. L'ancien parlementaire souligne que les privilèges accordés aux élus ne visent pas à les soustraire aux enquêtes légitimes, mais à garantir le fonctionnement effectif de l'institution législative. Lorsqu'un député assiste à une audience dans le cadre de ses responsabilités — notamment pour observer des procédures susceptibles d'être portées devant l'hémicycle — il doit pouvoir agir sans être empêché par les forces de sécurité.

L'équilibre entre justice et démocratie

Pour Osei Kyei-Mensah-Bonsu, le respect mutuel entre les institutions est le socle de la gouvernance démocratique ghanéenne. Il a exhorté l'EOCO et les autres agences de maintien de l'ordre à privilégier les canaux légaux établis pour résoudre les différends. Il rappelle que le Parlement dispose de pouvoirs constitutionnels pour protéger sa dignité et ses prérogatives contre toute conduite jugée méprisante envers son autorité. En somme, l'ancien responsable plaide pour une cohabitation harmonieuse entre l'exigence de redevabilité et le respect du cadre constitutionnel, avertissant que toute dérive dans les rapports entre forces de l'ordre et élus constitue un risque pour la stabilité démocratique du pays.

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