L'ancien avocat général Algassimou Diallo est transféré à la prison de Macenta après sa révocation

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 47 lectures
L'ancien avocat général Algassimou Diallo est transféré à la prison de Macenta après sa révocation

L'ancien avocat général près la Cour suprême de Guinée, Algassimou Diallo, a été transféré de la prison de Coyah vers celle de Macenta. Cette mesure, annoncée par la Direction nationale de l'Administration pénitentiaire, s'inscrit dans la gestion administrative des établissements carcéraux sans altérer la situation judiciaire de l'ex-magistrat, toujours sous mandat de dépôt.

Une procédure disciplinaire aboutissant à la révocation

Ce transfert fait suite à une série de sanctions administratives et judiciaires visant l'ancien magistrat. Suspendu le 18 août par le ministre de la Justice pour manquements à ses obligations statutaires, Algassimou Diallo a été officiellement révoqué du corps de la magistrature par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Réuni à huis clos, le CSM a qualifié les faits reprochés de manquements graves à l'honneur, à la délicatesse et à la dignité de la profession.

Les chefs d'inculpation et le contexte judiciaire

Sur le plan pénal, Algassimou Diallo fait face à des accusations lourdes, notamment pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » et « participation à une association de malfaiteurs ». Ces poursuites, engagées par le président de la Première Chambre pénale de la Cour suprême, sont également liées à des échanges audio impliquant l'opposant Cellou Dalein Diallo, ce qui a conduit les autorités à prononcer une interdiction de sortie du territoire à son encontre.

Un parcours marqué par le procès du 28 septembre 2009

La chute d'Algassimou Diallo intervient après une carrière au sein de l'appareil judiciaire guinéen, où il a occupé des fonctions stratégiques. En tant que procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn, il avait notamment été l'une des figures centrales du procès du massacre du 28 septembre 2009, pilotant les poursuites contre l'ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, et plusieurs responsables du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD). Son parcours l'avait ensuite mené au parquet général de la Cour d'appel de Kankan, avant sa nomination à la Cour suprême.

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