L'American University of Nigeria face à la controverse après l'embauche d'un officier condamné

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
L'American University of Nigeria face à la controverse après l'embauche d'un officier condamné

L'American University of Nigeria (AUN), située à Yola, traverse une crise de gouvernance interne après la révélation de l'embauche de Bello Magaji, un ancien officier militaire condamné pour sodomie. Le président de l'institution, Dwayne Frazier, a confirmé l'ouverture d'une procédure administrative pour faire la lumière sur les conditions de recrutement de cet enseignant, dont le passé judiciaire avait été occulté lors de sa candidature.

Des failles dans le processus de recrutement

Le président de l'AUN a admis que l'institution n'avait pas identifié le passé criminel de Bello Magaji lors de son embauche, survenue avant son arrivée à la tête de l'université. Selon Dwayne Frazier, des divergences dans les dates de naissance fournies par le candidat et des informations militaires potentiellement falsifiées ont rendu les vérifications d'antécédents inefficaces. Il souligne que l'omission d'une décennie de carrière militaire dans un dossier de candidature constitue une faute grave, indépendamment de la pertinence que le candidat attribue à ses expériences passées.

La question du pardon présidentiel et de l'intégrité

Bien que Bello Magaji ait bénéficié d'une grâce présidentielle, le président de l'AUN insiste sur la distinction entre l'effacement des peines et la réalité des faits. Pour l'université, la question centrale n'est pas seulement celle de la condamnation initiale, mais celle de la transparence du candidat envers son employeur. Dwayne Frazier rappelle que, dans le cadre d'une institution académique, notamment une faculté de droit, la probité est une exigence fondamentale. L'omission volontaire d'informations cruciales lors du processus de sélection est perçue comme un obstacle potentiel à la crédibilité de l'enseignant auprès de ses étudiants.

Une procédure disciplinaire en cours

Depuis la révélation des faits, Bello Magaji a été placé en congé administratif. Une commission d'enquête interne, composée de membres du personnel, de professeurs et de conseillers juridiques, a été chargée d'auditionner l'intéressé et d'examiner la conformité de son dossier avec le manuel de l'employé. Le président Frazier a précisé que l'université s'engage à respecter les principes de l'État de droit, garantissant à l'employé un droit de réponse et une procédure équitable. Les conclusions de cette commission, attendues prochainement, permettront à la direction de déterminer les mesures disciplinaires appropriées, tout en préservant l'éthique de l'établissement.

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