L'Alliance pour la République traverse une crise de leadership marquée par une vague de démissions de ses cadres

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
L'Alliance pour la République traverse une crise de leadership marquée par une vague de démissions de ses cadres

L'Alliance pour la République (APR) traverse une phase de décomposition accélérée, illustrée par le départ successif de figures influentes et une incapacité manifeste à définir une stratégie d'opposition cohérente. Entre ralliements probables à la mouvance présidentielle et querelles internes sur l'avenir de son fondateur, l'ancien parti au pouvoir peine à maintenir son unité territoriale.

Une hémorragie de cadres sur le terrain

La dynamique de défection touche désormais des responsables locaux de premier plan. À Kaffrine, le maire Abdoulaye Saydou Sow a officialisé son départ, suivi par Mamadou Kassé, président du Conseil départemental de Tambacounda. Ces départs s'inscrivent dans un mouvement plus large amorcé après l'appel du président Bassirou Diomaye Faye à l'endroit des élus locaux. Malgré les contestations initiales de la Chambre des élus de l'APR, le parti n'a pas réussi à endiguer cette fuite des cadres, dont beaucoup semblent privilégier un repositionnement individuel au sein de la nouvelle majorité.

Le dilemme de la ligne politique

L'organisation est aujourd'hui tiraillée entre la loyauté envers Macky Sall et l'impératif de survie politique. Les débats sur un éventuel retour de l'ancien président en 2029 cristallisent les tensions, comme en témoigne la divergence publique entre Cheikh Ndiaye et Mansour Faye. Cette incapacité à trancher entre la fidélité au fondateur et la nécessité d'une reconstruction autonome fragilise la cohésion du parti, d'autant que l'attention de l'appareil semble davantage captée par les ambitions internationales de Macky Sall que par le maillage du terrain.

Un appareil en perte de vitesse

La crise de l'APR ne date pas de l'après-présidentielle, mais elle s'est intensifiée depuis le scrutin de 2024. Le départ de figures comme Amadou Ba, Cheikh Oumar Hanne ou Zahra Iyane Thiam avait déjà fragilisé les fondations du parti. Aujourd'hui, la formation donne l'image d'une structure désorientée, où les prises de parole se raréfient et où les initiatives politiques manquent de souffle. Alors que certains responsables tentent de porter la voix de l'opposition à l'Assemblée nationale, d'autres, à l'instar d'Aly Ngouille Ndiaye ou Abdou Karim Sall, apparaissent comme des cibles potentielles pour la mouvance présidentielle, accentuant l'incertitude sur l'avenir de l'organisation.

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