L'Alliance pour la République (APR) traverse une phase de turbulences marquée par le départ de plusieurs cadres influents, fragilisant l'assise territoriale de la formation fondée par Macky Sall. Face à cette dynamique de défection, le parti a enclenché une stratégie de reconquête pour stabiliser ses bastions et réaffirmer sa présence face à la nouvelle majorité présidentielle.
Une riposte organisée sur le terrain à Kaffrine
Le départ récent d'Abdoulaye Seydou Sow, ancien ministre et maire de Kaffrine, a provoqué une onde de choc au sein de l'appareil politique de l'APR. Pour éviter une démobilisation locale, une délégation nationale de haut rang, menée par le député et porte-parole adjoint Abdou Mbow, s'est rendue sur place. Accompagné de figures comme Néné Fatoumata Tall et Aminata Angélique Manga, le groupe a multiplié les rencontres avec les responsables départementaux, dont le coordonnateur Aziz Ndiaye, afin de colmater la brèche ouverte par cette démission.
La remobilisation des bases en vue des échéances électorales
Cette visite de terrain a permis aux cadres locaux de réitérer leur loyauté envers l'ancien président Macky Sall. Dans une volonté de reprendre l'initiative, les responsables de Kaffrine ont annoncé la tenue d'une grande assemblée générale prévue pour le 27 septembre. L'objectif affiché est double : consolider les rangs des militants et structurer la préparation des prochaines échéances électorales, malgré un contexte national où les ralliements vers le pouvoir actuel se multiplient.
Une stratégie de défense sous haute pression
L'offensive de l'APR ne se limite pas à Kaffrine. Le parti fait face à une pression constante sur plusieurs de ses figures de proue, à l'instar d'Aly Ngouille Ndiaye et d'Abdou Karim Sall, dont les trajectoires politiques sont scrutées avec attention. Parallèlement à ces actions de terrain, la formation maintient une présence institutionnelle forte à l'Assemblée nationale, où des cadres comme Abdou Mbow et Aïssata Tall Sall portent la voix de l'opposition parlementaire. Cette double approche, à la fois locale et législative, illustre la volonté de l'APR de ne pas subir passivement l'effritement de ses rangs, bien que l'efficacité de cette contre-offensive reste à démontrer face à la dynamique actuelle de départs.