Les ministres de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont rencontré leurs homologues d'Allemagne, d'Italie et de Suisse le 22 septembre 2026 à New York, pour un échange consacré au dialogue politique et à la coopération. Cette rencontre multilatérale intervient dans un contexte où les pays sahéliens repositionnent leurs alliances diplomatiques et cherchent à élargir leur spectre de partenaires internationaux.
Un rendez-vous new-yorkais entre l'AES et trois pays européens
La rencontre du 22 septembre 2026 a réuni les ministres des affaires étrangères de l'AES — alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger — avec leurs homologues allemand, italien et suisse. L'ordre du jour, tel que rapporté, portait sur le dialogue politique et la coopération, deux axes qui pourraient aborder la sécurité régionale, les échanges économiques ou les questions de gouvernance. La tenue de ces discussions à New York, siège des Nations unies, n'est pas anodine : elle situe cet échange dans l'arène diplomatique multilatérale la plus fréquentée au monde.
L'AES et la diversification de ses partenariats
Depuis plusieurs mois, l'alliance sahélienne affiche une stratégie diplomatique qui s'éloigne progressivement des formats traditionnels occidentaux. Le choix de l'Allemagne, de l'Italie et de la Suisse comme interlocuteurs illustre une volonté de maintenir plusieurs canaux de communication avec l'Europe, sans nécessairement s'y aligner sur tous les plans. Cette approche multilatérale pourrait permettre à l'AES de négocier des conditions plus favorables sur les dossiers qui la concernent, tout en conservant une marge de manœuvre vis-à-vis d'autres partenaires internationaux.
Ce que cette rencontre laisse entrevoir
Le communiqué reste discret sur les résultats concrets de ces échanges. Ce que l'on peut retenir, c'est la volonté affichée par l'AES de rester actrice du dialogue international malgré les tensions avec certains de ses partenaires historiques. La suite de cette diplomatie sera à suivre : de nouvelles rencontres sont-elles prévues ? Des accords spécifiques sont-ils en discussion ? Ces questions détermineront si cette rencontre marque un véritable réchauffement relationnel ou reste un échange de procédure. L'évolution de la position de l'AES vis-à-vis de l'Europe constitue un indicateur à surveiller pour quiconque s'intéresse à l'avenir géopolitique du Sahel.