La 8e édition de la Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (SAMAO), couplée à la première Semaine de l'énergie, des mines et des hydrocarbures de l'AES, a tracé une nouvelle trajectoire pour les pays membres. Les travaux ont abouti à l'adoption de quatre recommandations stratégiques visant à renforcer la maîtrise et la valorisation des ressources extractives au sein de l'espace sahélien.
Quatre piliers pour une gouvernance souveraine
La feuille de route adoptée à Ouagadougou repose sur une vision intégrée de l'exploitation des ressources. Les autorités de l'AES privilégient désormais la maîtrise de l'information géologique, particulièrement dans la zone des trois frontières, pour mieux cerner le potentiel minier réel. Cette stratégie s'articule autour de trois autres axes majeurs : l'impératif de transformation locale des ressources, le renforcement des compétences humaines par la création de centres régionaux d'excellence, et la mise en œuvre de projets structuraux conjoints à l'échelle de l'Alliance.
Un mécanisme de suivi institutionnel
Pour transformer ces résolutions en résultats concrets, la création d'un comité dédié à l'AES a été actée. Ce comité aura pour mission de piloter le suivi des engagements pris durant les cinq jours de travaux. L'objectif est de garantir que l'exploitation minière et énergétique ne soit plus seulement une activité d'extraction, mais un levier de développement économique direct au profit des populations locales, tout en assurant une coordination étroite entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Innovation et reconnaissance des acteurs
La clôture de l'événement a également mis en lumière l'écosystème entrepreneurial et scientifique du secteur. Des distinctions ont été décernées pour saluer l'excellence opérationnelle et l'innovation. Parmi les lauréats, l'ingénieur Hisham Kaboré a été récompensé pour une solution technique visant à optimiser la productivité logistique au sein des sites miniers. Ces prix, incluant des reconnaissances pour le leadership féminin et la gestion communautaire, soulignent l'importance de l'engagement des entreprises privées dans la réussite de cette nouvelle politique sectorielle commune.