L'Algérie a officiellement acté la fermeture de son espace aérien à l'ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis. Cette décision, qui prend effet ce vendredi 11 septembre 2026, intervient dans un contexte de dégradation brutale des relations bilatérales entre Alger et Abou Dhabi.
Une mesure d'application immédiate
Le ministère de la Défense nationale algérien a précisé que l'interdiction de survol concerne tous les appareils émiratis, qu'ils soient en transit, en provenance ou à destination du territoire émirati. Cette directive marque une étape supplémentaire dans la rupture diplomatique annoncée le même jour par le ministère des Affaires étrangères, qui a également ordonné le départ de l'ambassadeur émirati sous 48 heures.
Le maintien temporaire des liaisons commerciales sur Alger
Malgré la sévérité de la mesure, une exception a été instaurée pour les vols commerciaux civils desservant l'aéroport international Houari Boumediene. Ces liaisons seront maintenues jusqu'à la fin de l'année 2026, date correspondant à l'échéance des contrats en cours. Cette disposition permet une transition opérationnelle limitée avant l'arrêt total des services aériens entre les deux nations.
La fin d'un cadre conventionnel bilatéral
La fermeture de l'espace aérien s'inscrit dans un processus de désengagement plus large. Dès le 7 février dernier, l'Algérie avait déjà entamé les procédures nécessaires pour dénoncer la convention relative aux services aériens, signée initialement en mai 2013 à Abou Dhabi et ratifiée en 2014. Ce cadre juridique, qui régissait jusqu'ici les échanges aériens, est désormais caduc, reflétant la fin de la coopération bilatérale entre les deux États.
Les motifs de la rupture diplomatique
Le gouvernement algérien justifie cette décision radicale par une accumulation de ce qu'il qualifie d'« agissements provocateurs ou hostiles » de la part des Émirats arabes unis. Après plusieurs années de tensions latentes, Alger a estimé avoir épuisé toutes les voies diplomatiques pour préserver les relations bilatérales, qualifiant le comportement d'Abou Dhabi d'« injustifiable ».