Le marché algérien de la banane connaît une phase de normalisation après une période de forte volatilité ayant vu les prix atteindre des sommets jusqu'à 1 000 DA le kilogramme. Grâce à une intervention directe du ministère du Commerce, le prix au détail s'établit désormais autour de 420 DA, marquant l'efficacité des nouvelles mesures de régulation sur les importations.
Un plafonnement strict des coûts à l'importation
Pour assainir la filière, les autorités ont instauré un verrouillage tarifaire dès la source. Désormais, le prix d'achat à l'importation est strictement plafonné à 1 dollar par kilogramme. Ce dispositif est appuyé par un contrôle bancaire rigoureux : les établissements financiers, sous l'égide de la Banque d'Algérie et de l'ABEF, valident les programmes d'importation uniquement si les factures de domiciliation respectent une fourchette comprise entre 0,50 et 0,99 dollar. Cette mesure vise à éliminer les pratiques de surfacturation qui gonflaient artificiellement les prix finaux pour le consommateur.
Ouverture du marché et fin des monopoles
Au-delà du contrôle des prix, le gouvernement a entrepris de restructurer l'écosystème des importateurs. En élargissant le réseau des opérateurs agréés, l'État cherche à briser les situations de monopole qui freinaient la fluidité de l'approvisionnement. Plus de 460 programmes d'importation ont déjà été validés, intégrant de nouveaux acteurs, notamment de jeunes investisseurs. Cette diversification a pour objectif de stimuler une concurrence saine, garantissant ainsi une meilleure disponibilité du produit sur l'ensemble du territoire national.
Surveillance accrue de la chaîne de distribution
La baisse des coûts d'approvisionnement fait l'objet d'un suivi opérationnel sur le terrain. Les brigades de contrôle du ministère du Commerce intérieur assurent désormais une surveillance millimétrée de la chaîne de distribution, du débarquement de la marchandise jusqu'à l'étal du détaillant. Cette mission de contrôle vise à garantir que les marges bénéficiaires légales sont respectées et que la réduction des coûts à l'importation est intégralement répercutée sur le prix final payé par le citoyen, neutralisant ainsi les velléités spéculatives des intermédiaires.