L'Office national de la météorologie (ONM) d'Algérie a émis plusieurs bulletins météorologiques spéciaux (BMS) alertant sur des précipitations intenses touchant les régions du Sud et des Hauts plateaux. Ces perturbations climatiques, qui se succèdent sur une période de 48 heures, soulèvent des préoccupations majeures pour la sécurité des populations et des flux touristiques dans le Grand Sud.
Une vigilance étendue sur le territoire saharien
Le dispositif de vigilance orange, classé au niveau II, concerne un vaste périmètre géographique. Pour la période allant du mercredi 14 octobre à 15h00 au jeudi à la même heure, les wilayas de Béchar, Naâma, El Bayadh, El Ménéa, Béni Abbés, l'est de Tindouf, Adrar, Timimoun, In Salah, Tamanrasset, Bordj Badji Mokhtar et Ouargla sont sous surveillance accrue. Les cumuls de précipitations attendus dans ces zones pourraient atteindre ou dépasser les 50 millimètres, augmentant significativement les risques de crues soudaines.
Des cumuls significatifs dès le début de semaine
Ces alertes font suite à une première phase de dégradation météorologique débutée le mardi 13 octobre. Entre mardi midi et mercredi à l'aube, des cumuls de 30 millimètres étaient prévus sur les wilayas de Béchar, Naâma, El Bayadh, Laghouat, Ghardaïa, Touggourt, El Oued et Illizi. Parallèlement, un autre front a touché Ouargla, El Ménéa, In Salah, Béni Abbès, Adrar, Timimoun, Tamanrasset, Bordj Badji Mokhtar et In Guezzam, avec des précipitations estimées à 40 millimètres jusqu'au mercredi après-midi.
Risques pour la saison touristique saharienne
La persistance de ces conditions météorologiques intervient à un moment charnière pour l'économie locale, alors que la saison touristique saharienne vient tout juste de débuter. Les autorités météorologiques appellent à une vigilance particulière, car la topographie et la nature des sols dans ces régions désertiques rendent les pluies torrentielles particulièrement dangereuses. Les voyageurs et les opérateurs touristiques présents dans le Grand Sud sont invités à adapter leurs déplacements pour éviter les zones à risque d'inondations, alors que le Nord du pays, à l'inverse, bénéficie d'un temps clément.