Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a officiellement reçu les membres du Haut conseil scientifique de la communauté algérienne à l’étranger, marquant une volonté politique de transformer les liens avec la diaspora en un partenariat institutionnel pérenne. Cette initiative, qui fait suite à la publication récente d'un décret présidentiel, vise à mobiliser l'expertise des scientifiques algériens installés à travers le monde pour soutenir la renaissance économique et technologique du pays.
Une nouvelle structure pour un partenariat durable
La création de ce Haut conseil marque une rupture avec les collaborations passées, souvent jugées sporadiques. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, l'objectif est de structurer durablement l'apport des compétences expatriées. Cette instance se veut le pivot d'une stratégie nationale visant à intégrer le savoir-faire des chercheurs algériens dans les processus de modernisation des institutions et des secteurs technologiques du pays.
Cinq piliers stratégiques pour l'expertise nationale
Le gouvernement a identifié cinq domaines jugés prioritaires pour l'intervention de ces experts internationaux : la cybersécurité, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et la sécurité hydrique. Ces secteurs, considérés comme des enjeux de souveraineté, doivent bénéficier de l'expérience accumulée par des sommités scientifiques telles qu'Elias Zerhouni, coordinateur du conseil, ou encore des experts reconnus dans les domaines de la santé et des technologies de pointe.
Mobiliser les talents pour répondre aux besoins du pays
La rencontre, qui s'est tenue en présence de hauts responsables militaires et civils, souligne l'importance accordée à cette démarche au plus haut sommet de l'État. Pour Elias Zerhouni, la mission centrale du conseil est de créer un pont direct entre les compétences techniques établies à l'étranger et les besoins concrets du terrain en Algérie. Ce rapprochement institutionnel est perçu comme un levier essentiel pour transformer le potentiel scientifique de la diaspora en un moteur de développement national, capable de répondre aux défis structurels actuels du pays.