L'Algérie franchit une étape clé dans le développement de son infrastructure ferroviaire dédiée au phosphate

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
L'Algérie franchit une étape clé dans le développement de son infrastructure ferroviaire dédiée au phosphate

L'Algérie accélère la construction de sa ligne ferroviaire minière dans l'est du pays, un projet stratégique visant à relier le gisement de phosphate de Blad el Hadba au port d'Annaba. Avec 174 kilomètres déjà finalisés, cette infrastructure est au cœur du projet de phosphate intégré, dont la livraison totale est prévue pour début 2027.

Avancement technique et modernisation des tronçons

L'Agence nationale d'investissements ferroviaires (Anesrif) confirme que les travaux progressent conformément au calendrier établi. Le segment achevé comprend la modernisation et le dédoublement de la voie entre Djebel el Onk et Oued Kebrit sur 151 kilomètres, ainsi que la jonction ferroviaire de 23 kilomètres desservant le gisement de Bled el Hadba. Ce maillage est essentiel pour acheminer les ressources vers le futur complexe industriel, qui ambitionne de produire annuellement 2,4 millions de tonnes d'engrais phosphatés et 570 000 tonnes d'urée. Des essais techniques sont d'ailleurs programmés pour le mois d'octobre sur un tronçon de 127 kilomètres.

Déploiement logistique et ouvrages d'art

Le projet se distingue par son ampleur technique, incluant la réalisation de 32 ouvrages d'intersection pour fluidifier le trafic entre le réseau ferré et les infrastructures routières. La pose des rails est quasiment finalisée sur le segment concerné, avec 224 kilomètres posés sur un total de 227 kilomètres. Parallèlement, les travaux d'aménagement des gares ferroviaires se poursuivent pour assurer l'efficacité opérationnelle de la ligne une fois mise en service.

Le défi technique du tronçon Bouchegouf – Driaa

La section reliant Bouchegouf à Driaa, longue de 121 kilomètres, représente le segment le plus complexe du tracé en raison de la densité des ouvrages d'art nécessaires. Les équipes se concentrent actuellement sur la portion entre Bouchegouf et Ain Seynour, longue de 72 kilomètres, qui concentre la majorité des défis d'ingénierie civile du projet. Cette ligne, qui s'inscrit dans la continuité de la stratégie nationale de désenclavement minier après le succès de la liaison Gara Djebilet-Béchar, constitue un levier majeur pour l'exportation et la transformation locale des ressources minérales algériennes.

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