Des spécialistes algériens et le groupe hospitalier turc Medipol ont récemment tenu une journée scientifique à Sétif pour explorer les dernières avancées dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. Cette rencontre marque une étape dans le transfert d'expertise médicale entre les deux pays, visant à améliorer le traitement des troubles neurologiques complexes.
La stimulation cérébrale profonde au cœur des échanges
La conférence a mis en lumière la technique de stimulation cérébrale profonde (DBS), une solution neurochirurgicale destinée aux patients pour qui les traitements médicamenteux classiques ne suffisent plus. Le professeur Ali Zırh, neurochirurgien fort de plus de 1 450 interventions de ce type, a partagé son expérience clinique. Cette méthode, qui consiste à implanter des électrodes microscopiques pour réguler l'activité électrique cérébrale, a démontré des résultats probants en matière de mobilité et d'autonomie pour les cas sévères.
L'innovation des ultrasons focalisés
Au-delà de la chirurgie traditionnelle, les experts ont présenté les applications des ultrasons focalisés guidés par résonance magnétique (MRgFUS). Cette technologie non invasive représente une alternative thérapeutique majeure pour les patients souffrant de tremblements ou de troubles du mouvement, notamment pour ceux dont l'état de santé ne permet pas une intervention chirurgicale classique. L'introduction de ces méthodes de pointe répond à une demande croissante des patients algériens pour des soins spécialisés.
Une dynamique de coopération internationale
Cette initiative à Sétif s'inscrit dans une volonté plus large de renforcer les liens entre les établissements de santé algériens et leurs homologues turcs. Selon Nour El Houda Ouissi, représentante du groupe Medipol pour l'Afrique du Nord, cette collaboration facilite l'accès des ressortissants algériens aux infrastructures de pointe en Turquie. À terme, ces échanges scientifiques réguliers visent à démocratiser l'accès aux innovations en neurochirurgie fonctionnelle au sein du système de santé algérien, illustrant une stratégie d'ouverture vers l'expertise internationale pour traiter les pathologies neurologiques les plus complexes.