L'Algérie entame vingt jours de campagne électorale pour le renouvellement des instances locales

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
L'Algérie entame vingt jours de campagne électorale pour le renouvellement des instances locales
Photo par Nurullah Macun sur Pexels

L'Algérie lance ce jeudi la campagne électorale pour le renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW), prévues le 28 novembre prochain. Ce scrutin, qui mobilise plus de 160 000 candidats, constitue une étape clé pour la gestion décentralisée des collectivités locales et l'application de l'approche participative.

Un déploiement massif de candidats

Selon les données communiquées par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), le paysage électoral est marqué par une forte participation en nombre de prétendants. Au total, 141 388 candidats briguent un siège au sein des APC, tandis que 21 476 postulent pour les APW. Ce corps électoral, composé de 24 236 959 citoyens inscrits suite à une révision exceptionnelle des listes, est appelé à se prononcer dans un cadre réglementaire rigoureusement défini pour garantir l'équité du scrutin.

Encadrement du discours et neutralité publique

La campagne, qui s'étendra sur vingt jours, est soumise à un arsenal juridique strict visant à prévenir toute dérive. Le législateur interdit formellement l'usage de discours incitant à la haine, au régionalisme ou au communautarisme, ainsi que l'instrumentalisation des constantes nationales et des langues étrangères. Par ailleurs, la neutralité de l'administration est sanctuarisée : l'utilisation des moyens de l'État, des établissements publics, scolaires ou des lieux de culte à des fins de propagande est strictement proscrite. Les candidats doivent limiter leurs activités aux rassemblements autorisés et aux rencontres de proximité.

Transparence et contrôle du financement

Un volet majeur de cette élection concerne l'assainissement du financement politique. La loi impose l'ouverture d'un compte bancaire unique par liste, géré par un mandataire financier, avec un plafond de dépenses à respecter. Les sources de fonds sont limitées aux contributions des partis, aux apports personnels et aux dons de personnes physiques, excluant tout financement étranger ou émanant de personnes morales. Pour favoriser l'émergence de nouvelles figures, l'État prévoit une aide financière spécifique destinée aux jeunes candidats des listes indépendantes. L'ensemble des comptes de campagne sera soumis au contrôle de la Commission de surveillance du financement dans les mois suivant le scrutin, garantissant ainsi une traçabilité des ressources engagées.

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