Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a officialisé le lancement d'une plateforme numérique dédiée au suivi en temps réel des prix et de la disponibilité des produits de consommation courante. Ce dispositif, déployé à l'échelle nationale, vise à renforcer la régulation du marché intérieur et à protéger le pouvoir d'achat des citoyens face aux fluctuations injustifiées.
Un outil de pilotage pour les autorités locales
La plateforme numérique centralise les données relatives aux stocks et aux tarifs pratiqués à travers l'ensemble des wilayas. Lors d'une réunion tenue par visioconférence, le Premier ministre a mobilisé les walis, les représentants de la Chambre nationale d'agriculture et les acteurs de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). L'objectif est d'instaurer un suivi rigoureux de la chaîne d'approvisionnement, depuis les producteurs jusqu'aux points de vente, afin d'identifier rapidement les goulots d'étranglement ou les ruptures de stock.
Une approche duale entre soutien et répression
Le gouvernement adopte une stratégie articulée autour de deux axes. D'une part, il réaffirme son engagement à accompagner les agriculteurs et les commerçants intègres en restant à l'écoute de leurs préoccupations opérationnelles. D'autre part, le Premier ministre a adressé une mise en garde ferme aux acteurs économiques : les walis ont reçu pour instruction d'appliquer sans délai les mesures juridiques et répressives nécessaires contre toute tentative de spéculation ou de manipulation artificielle des prix.
La stabilité des marchés comme priorité politique
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des directives présidentielles visant à garantir la stabilité des approvisionnements sur le territoire national. En numérisant le contrôle des flux de marchandises, l'État cherche à limiter les marges de manœuvre des spéculateurs qui cherchent à provoquer des pénuries. La réussite de ce dispositif repose sur la collaboration étroite entre les autorités locales et les professionnels des filières agricoles, dont les exploitants de chambres froides, afin d'assurer une transparence accrue sur la disponibilité réelle des produits de base.