Le nord de l’Algérie fait face à une série d’incendies dévastateurs qui ont causé la mort de douze personnes et entraîné l'évacuation de nombreuses zones sinistrées. Face à l'ampleur du drame, les autorités ont décrété trois jours de deuil national pour honorer la mémoire des victimes.
Un bilan humain et matériel lourd
Les feux, qui se sont propagés avec une intensité particulière dans les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou, ont frappé durement les populations locales. Le bilan officiel fait état de douze décès, dont un enfant de 8 ans et une femme de 22 ans dans le village de Bouhyane. À cela s'ajoute une cinquantaine de blessés, dont six se trouvent dans un état grave, principalement dans la wilaya de Béjaïa. La violence du sinistre a contraint les autorités à procéder à des évacuations d'urgence, notamment au niveau du port de Ziama Mansouriah, et à fermer plusieurs axes routiers stratégiques reliant Béjaïa, Jijel et Sétif.
Des conditions météorologiques extrêmes
La propagation rapide des flammes est directement corrélée à des conditions climatiques exceptionnelles. Les autorités locales ont rapporté des températures atteignant 49 °C, couplées à des vents violents qui ont rendu la tâche des équipes de secours particulièrement ardue. La Protection civile, mobilisée sur le terrain, a dû faire face à une vague de 193 départs de feu simultanés. Si 147 foyers ont pu être maîtrisés, 46 restaient actifs au dernier pointage, nécessitant une vigilance accrue dans les zones de Skikda et Annaba.
Une mobilisation nationale et internationale
Cet épisode tragique ravive le souvenir des incendies de 2021, qui avaient causé plus de 90 morts en Kabylie, marquant l'un des bilans les plus lourds de l'histoire récente du pays. Dans ce contexte, des personnalités publiques, à l'instar de l'attaquant international Karim Benzema, ont exprimé leur solidarité envers les familles des victimes et leur soutien aux équipes de secours engagées dans la lutte contre le feu. La gestion de ces catastrophes récurrentes demeure un enjeu majeur pour les autorités algériennes, confrontées à la vulnérabilité croissante des zones forestières face aux épisodes de canicule extrême.