L’Algérie s’impose comme un partenaire commercial clé pour l’Égypte dans le secteur alimentaire. Avec 159 millions de dollars d’importations sur sept mois en 2026, le pays nord-africain se classe 8e parmi les clients de l’industrie agroalimentaire égyptienne, marquant une progression de 29 % en un an.
L’Algérie, un marché stratégique pour les exportations égyptiennes
Selon les données du service d’information de l’État égyptien (SIS), l’Égypte a exporté pour 4,47 milliards de dollars de produits alimentaires entre janvier et juillet 2026. Quinze pays concentrent 60 % de ces ventes, et l’Algérie en fait partie, avec des achats représentant près de 4 % du total. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où Le Caire cherche à diversifier ses débouchés commerciaux, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.
Huiles, mélasse et fraises : les produits qui dopent les échanges
Les exportations égyptiennes vers l’Algérie sont tirées par trois catégories de produits : les huiles comestibles, la mélasse et les fraises congelées. Leur croissance explique l’augmentation de 36 millions de dollars des importations algériennes en un an. Ces produits, souvent moins chers que leurs équivalents locaux ou européens, répondent à une demande croissante en produits de base et en denrées transformées.
Un classement dominé par les voisins arabes et les États-Unis
L’Arabie saoudite arrive en tête avec 363 millions de dollars d’achats, suivie des États-Unis (290 millions) et de la Libye (196 millions). L’Algérie, avec 159 millions, devance des pays comme la Jordanie, les Pays-Bas ou l’Espagne. Cette hiérarchie reflète à la fois la proximité géographique et les accords commerciaux en vigueur dans la région.
Maghreb : la Libye en tête, la Tunisie et le Maroc absents
Parmi les pays du Maghreb, seule la Libye figure dans le top 15 des clients égyptiens, avec 196 millions de dollars. Ni la Tunisie ni le Maroc ne sont mentionnés, suggérant une moindre intégration commerciale ou des barrières tarifaires. L’Algérie, en revanche, confirme son rôle de hub économique dans la sous-région, avec des importations dépassant largement celles de ses voisins.