L’Airlink, la compagnie aérienne sud-africaine, a annulé un survol en formation serrée prévu ce week-end à Johannesburg, après les polémiques suscitées par son précédent spectacle aérien lors d’un match de rugby à Cape Town.
Un spectacle aérien controversé à Cape Town
Le 1er juin, deux avions de l’Airlink avaient frôlé le stade DHL de Cape Town à moins de 15 mètres au-dessus des gradins, avant un match de rugby opposant l’Afrique du Sud à la Nouvelle-Zélande. Les images, partagées mondialement, avaient divisé l’opinion : certains y voyaient une démonstration de précision technique, tandis que d’autres dénonçaient un risque inconsidéré pour les spectateurs.
L’autorité de l’aviation sud-africaine lance une enquête
Face à l’ampleur des réactions, la South African Civil Aviation Authority (SACAA) a annoncé le 4 juin qu’elle réexaminait l’opération. L’autorité a précisé avoir engagé des vérifications de conformité, récupéré les enregistrements de vol et analysé les données du simulateur utilisé pour préparer le spectacle. Aucune sanction n’a encore été prononcée, mais l’enquête pourrait déboucher sur des modifications des règles encadrant les survols en formation.
Des conditions météo défavorables et des critiques persistantes
Malgré l’engouement du public pour un nouveau spectacle ce week-end au stade FNB de Johannesburg, l’Airlink a finalement décidé d’annuler l’événement. Le PDG de la compagnie, De Villiers Engelbrecht, a invoqué des « conditions météo défavorables » pour garantir la sécurité des manœuvres. Il a toutefois réaffirmé que le vol de Cape Town avait respecté « les altitudes et vitesses approuvées » et été réalisé par un équipage « hautement expérimenté ».
Un héritage de spectacles aériens en Afrique du Sud
Les survols en formation lors d’événements sportifs ou présidentiels ne sont pas inédits en Afrique du Sud. Historiquement, ils ont été assurés par des avions militaires ou des compagnies commerciales. L’Airlink, qui avait spontanément proposé de transmettre ses données de vol pour répondre à l’intérêt du public, a salué les retours positifs tout en reconnaissant les « questions légitimes » soulevées par sa prestation.