L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé qu'un drone a percuté une tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Koursk, située en territoire russe, lors d'une attaque survenue ce jeudi. Cet incident, qui survient dans un contexte de tensions accrues, relance les inquiétudes internationales concernant la vulnérabilité des infrastructures atomiques face au conflit en cours.
Un incident sans conséquence immédiate sur l'exploitation
Selon les informations communiquées par l'instance onusienne basée à Vienne, le réacteur visé était en phase opérationnelle au moment de l'impact. Toutefois, les autorités russes ont indiqué que le mode d'exploitation de l'installation n'a subi aucune modification suite à l'événement. Aucun incendie n'a été déclaré, et les systèmes de sécurité semblent avoir contenu les effets directs de la frappe, évitant ainsi une dégradation immédiate de la situation radiologique.
L'appel à la retenue de Rafael Grossi
Face à la récurrence des menaces pesant sur les sites nucléaires dans la région, le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a réitéré une mise en garde ferme. Il a qualifié toute attaque visant des installations nucléaires d'inacceptable, soulignant le risque majeur d'accident nucléaire que de telles opérations font peser sur la sécurité collective. L'agence appelle les parties belligérantes à une retenue maximale pour préserver l'intégrité de ces sites sensibles.
Un historique de tensions autour du site de Koursk
La centrale de Koursk, construite dans les années 1970, est devenue une cible récurrente dans le cadre du conflit russo-ukrainien. Dès 2024, le président Vladimir Poutine avait publiquement accusé Kiev de vouloir frapper ces infrastructures. En août 2025, un précédent incident impliquant un drone avait déjà provoqué un incendie dans le périmètre du site, sans toutefois entraîner de hausse anormale de la radioactivité. Par ailleurs, des tensions similaires ont été rapportées concernant le projet Koursk II, une installation en construction située à proximité immédiate, qui avait également fait l'objet d'accusations de frappes par les autorités régionales en juillet dernier.