L’agriculture ghanéenne a besoin d’investissements massifs pour séduire les jeunes et relancer l’économie locale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
L’agriculture ghanéenne a besoin d’investissements massifs pour séduire les jeunes et relancer l’économie locale

Le Ghana mise sur l’agriculture pour créer des emplois et attirer les jeunes, mais le secteur reste fragilisé par le changement climatique et le manque de soutien. Le PDG du Programme national d’entrepreneuriat et d’innovation (NEIP), Eric Adjei, appelle à des investissements massifs et à des mesures concrètes pour redynamiser la filière.

Un secteur vital mais en difficulté

L’agriculture représente le pilier de l’économie locale dans le district de Jaman Nord, dans la région de Bono, où des milliers de ménages en dépendent pour survivre. Pourtant, les défis sont nombreux : productivité en berne, effets dévastateurs du changement climatique et absence de mécanismes de soutien efficaces. Ces obstacles découragent les jeunes, pourtant essentiels pour moderniser le secteur et assurer sa pérennité.

Des mesures urgentes pour relancer la production

Face à cette situation, Eric Adjei a annoncé l’octroi de 3 500 sacs d’engrais au district, dont 500 issus d’une première tranche, 1 500 d’une seconde et 1 500 offerts par ses soins. Ces intrants seront distribués à 1 500 agriculteurs locaux, avec une mise en garde ferme : tout détournement ou trafic vers la Côte d’Ivoire voisine sera sanctionné par la loi. Le District Chief Executive, George Adane, a rappelé que la loi s’appliquerait sans concession aux contrevenants.

Des projets structurants pour l’avenir

Au-delà des engrais, deux initiatives majeures sont en cours pour transformer l’agriculture dans la région. Un Centre de services agricoles et une usine de transformation de noix de cajou, soutenus par le secteur privé, devraient voir le jour à Sampa. Ces projets visent à créer des emplois, renforcer la valeur ajoutée des produits locaux et consolider la résilience du secteur face aux chocs externes.

Un appel à l’action collective

Pour Eric Adjei, la solution passe par une mobilisation de tous les acteurs : État, entreprises et citoyens. Seule une approche coordonnée, combinant financements, innovation et accompagnement technique, permettra de faire de l’agriculture un levier d’emploi durable et d’attirer durablement les jeunes générations.

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